POEMES HOMÉRIQUES
On sait que Platon brûla ses vers en relisant ceux d'Homère... Porphyre, qui fait mention de ce fo ,82. fait, nous apprend quel est l'endroit d'Homère qui lui fit faire ce sacrifice; et il dit aussi que Solon brûla de même ses poésies en lisant ce même endroit, c'est à savoir une comparaison magnifique, renfermée en trois vers, pleins de vie, de grandeur et d'harmonie imitative (IX. p. v. 263.) ^
Ibidem. En parlant de la manière dont les écrits d'Homère ont été recueillis et publiés, ajouter qu'il est évident d'après cela que tous les écrits qui portent le nom
I, • Q; 8' ot'ItûI Tzpoyoffiii Aùtcsxh'oç TiOTatxoîo-BéCpuysv (AS-j'a xD/za 7:oTi odov, à[j.ç\ oé ^^OLxpan — 'Hïdvsç {ioôtuQiv, epeuyoïxsvr^ç àXô; sÇw, — TôaaT], etc. {Iliade, chant 17, vers 268-266).
d'Homère ne sauraient être de la même main... qu'Homère n'était pas le seul poète de son temps... Outre l'invraisemblance qu'il y aurait à le supposer, les traditions grecques nous ont conservé le nom de plusieurs chanteurs qui ont vécu avant lui, ou qui l'ont précédé ou suivi de fort près... Il est clair que dans un temps où l'on n'écrivait pas et où les poèmes ne passaient à la postérité que de bouche en bouche, la réputation d'Homère ayant échpsé celle de tous les autres, bientôt les Rhapsodes, les Homérides doivent lui avoir attribué tous les anciens poèmes qu'ils chantaient... Quand Lycurgue à Lacédémone, Pisistrate à Athènes, les ont recueillis et publiés, on aura rassemblé et recousu le tout. Le plan de ces poèmes et leur suite étant simple, on n'a pas été embarrassé de les mettre à leur place..., mais on en a nécessairement interpolé d'étrangers... Ainsi, les savants qui donnent une édition d'Homère augmentée de plusieurs morceaux trouvés dans des manuscrits, rendent sans doute aux lettrés le service de leur faire connaître de nouveaux et précieux monuments de cette antique et délicieuse simplicité de la Grèce encore naissante; mais ils croiraient vainement rendre à Homère des ouvrages qui probablement ne lui ont jamais appartenu... Les anciens ont pensé ainsi... Aristarque et d'autres critiques, guidés seulement par le goût et par la critique, avaient marqué comme ajoutés plusieurs vers cités avant et après eux comme d'Homère. . . G'estpourquoi quelques auteurs ancien s
citent des vers de V Iliade et deV Odyssée qui n'y sont pas... Zénodote cité par Porphyre...