SUR LA TRA
6ÉDIE ORECQUE.
f° II A.
Dans les tragédies grecques, tout intéressait les Grecs... ; une épithète flatteuse donnée à une ville, le seul nom de cette ville, faisait venir les larmes aux yeux de celui qui y était né ou qui y avait été élevé, ou qui y avait aimé. Qu'est-ce que l'aimable Trézène pour un Français.^ (Allonger cela).
ARCHtLOQlIB.
'"" 170 Enfin Archiloque ne fut pas seulement un satirique, amer et ingénieux; peut-être cette sorte d'esprit n'est-elle pas incompatible avecuneâme ignoble et dépravée; mais il fut de plus un poète d'un goût pur et austère, fécond et varié dans les pensées, fier et vrai dans l'expression, grave et élevé dans le style. Ainsi nous le montrent les témoignages des anciens.
cALLiMAQUE. Gallimaquc avait écrit en vers dans toute sorte de mètres, et en prose sur tous les sujets. Tous les lecteurs qui font cas d'une élocution élégante et pure, et de la grâce et du goût dans la composition, doivent regretter la perte de ses Élégies, qui ont principalement servi de modèle à Properce, poète plus grec que latin.
UTTÉBATURE ^ HELLÉNISTIQUE.
Dans le morceau qui sera l'histoire du goût et de la littérature (surtout grecque).
Après les siècles du génie..., la Grèce devenue esclave des Macédoniens... et ensuite des Romains, ne produisit plus de ces esprits mâles et inventeurs. . . l'érudition prit la place du génie... Il y eut encore longtemps après des poètes qui écrivirent très purement de petites poésies pleines degrâce et d'esprit... mais... les grammairiens devinrent les hommes les plus distingués de la littérature... On sentit qu'on ne pouvait plus atteindre les beaux ouvrages. . . on se contenta de les expliquer, de les commenter... ce fut l'objet des assemblées des savants. Dans le Musée d'Alexandrie on proposait des questions sur les endroits difficiles d'Homère et on écrivait les solutions. (V. Porphyre)... Callimaque, Aristophane, Apollonius, Zénodote se distinguèrent par leurs notes critiques sur Homère et d'autres anciens... Plusieurs littérateurs* laborieux composèrent des dictionnaires pour les tragiques, pour les comiques, pour les orateurs. . . Tous ces ouvrages, refondus par des savants de Constantinople en d'autres dictionnaires qui sont parvenus jusqu'à nous, ont beaucoup aidé les critiques modernes à