LE JARDINIER ET LE ROSSIGNOL
(En vers et en prose, note Gliénier.)
On raconte qu'un jardinier avait un agréable et fertile verger, et un jardin plus frais que les bocages de rirem (Irem est un jardin fabuleux, donné comme ayant été planté en Arabie par un roi nommé Chedad. — C'est le grammairien qui fait cette note, observe Chénier.) — L'air de ce jardin donne de la douceur au zéphir, ses herbes odoriférantes rafraîchissent les esprits, et portent leur parfum jusqu'à l'âme.
Vers,
Un bosquet semblable au jardin de la jeunesse, un lit de roses baigné des eaux de la vie, les chants de ses rossignols excitant les plaisirs, ses zéphirs odoriférants répandant les parfums.
Et dans un coin de son jardin, il y avait un rosier plus frais que Tarbuste du désir, et plus haut que les branches d'un myrte.
Chaque matin , au haut du rosier, les roses fleurissaient, colorées comme la joue d'une beauté séduisante, et comme le visage des fiU^ avec un sein de lys, et l'odeur du jasmin.
Le jardinier commença à montrer une passion extrême pour ces charmantes roses.