‹ Œuvres inéditesChapitre 3 sur 57 · SUR XAVIER D F, MAISTRR. XI · texte numérisé non relu

SUR XAVIER D F, MAISTRR. XI

du vieillard par la douceur d'une correspondance régulière.

C'est bien aujourd'hui que cette couronne, encore fraîche et verte après vingt-cinq ans, peut, telle que nos mains l'ont tressée, être déposée sur la tombe de Xavier, sans crainte de blesser aucune susceptibilité*. Ces pages intimes augmenteront-elles la renommée littéraire du charmant conteur? Un éditeur peut sembler suspect d'engouement; ce que nous affirmons, c'est qu'elles révèlent un modèle de bonté, de sensibilité exquise, de gratitude pour les moindres services rendus, un trésor de chaleureuse afFectio'n que n'avaient diminué ni les deuils les plus cruels, ni le poids des années accumulées.

On trouvera, placées à leur date, quelques lettres émanées de sources différentes. Nous devons à une communication du savant secrétaire de l'Académie des sciences, M. Joseph Bertrand, la première en date de notre recueil (1823). Elle est tirée de la précieuse collection de M. Boutron. M. J. Bertrand nous avait encore signalé deux lettres écrites à la même date, de Saint-Pétersbourg, et classées dans

', On ne s'étonnera pas que nous ayons cru devoir remplacer quelques noms par des initiales ou des étoiles. Bien des réserves sont nécessairement imposées à un éditeur qui doit tout à l'obligeance d'autrui et à qui l'on ne devait rien.

une collection d'autographes appartenant à M""" de Fourcy. L'une d'elles était adressée à son père, M. Lami, professeur à l'Ecole des ponts et chaussées de Saint-Pétersbourg et depuis membre de l'Académie des sciences de Paris. Xavier écrivait au jeune savant qu'il acceptait de lui servir de témoin à son mariage. La collection laissée à Sèvres pendant la dernière guerre avait été dispersée par les Prussiens; une partie en a été retrouvée plus ou moins maculée sur le parquet des chambres ou dans les allées du jardin, mais la lettre M manquait tout entière.

M. le colonel Hiiber 'Saladin, auteur de quelques romans délicats, fort prisés de Xavier qui s'y connaissait, a bien voulu nous permettre la transcription de quatre lettres. Elles sont parmi les plus curieuses en ce qu'elles nous font connaître assez expressément les théories politiques de Xavier. M. Hiiber Saladin nous a seulement demandé la suppression d'une page, flatteuse pour lui, mais intéressant trop directement sa personne et ses opinions. Les notes qu'il a jointes à ces lettres témoignent de son obligeance autant que de sa fraîche et lidele mémoire. Nous sommes heureux de lui renouveler ici l'expression de notre reconnaissance.

Nous devons encore au (ils du général Oudinot, a M. le duc de Re^giu, communication.

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