‹ Œuvres inéditesChapitre 4 sur 57 · SUR XAVIER DE MAIS T RE. XIII · texte numérisé non relu

SUR XAVIER DE MAIS T RE. XIII

par rintermédiaire de M"'* la comtesse de Marcellus, de cinq lettres qui nous ont prouvé qu'après les Marcellus, c'était la famille Oudinot qui, en France, occupait la meilleure place dans le cœur de Xavier. Cette intimité est maintes fois attestée dans notre correspondance par les fréquents souvenirs donnés a Eiilalie. aujourd'hui M""' la duchesse douairière de Reggio. Un de nos plus vifs regrets a été de ne pouvoir enrichir notre volume de cinquante lettres adressées par notre écrivain à TopfFer, la première datée du 28 mars 1838, la dernière du commencement de i84.(î. Un commerce familier entre deux pareils esprits sur des matières de goût^ d'art ou de littérature eût jeté une piquante variété sur notre recueil. M""^ Topffer ne s'était pas prêtée à cette publication; les tilles de l'écrivain genevois ont hérité des scrupules maternels, et leur frère, M. Ch. Topffer, sculpteur distingué à Paris, M. Edouard Sayous, l'historien des Hongrois, allie à la famille, se sont vainement entremis pour obtenir communication de ces lettres. L'association des noms de TopfFer et de Maistre ne pouvait cependant qu'honorer et rajeunir la mémoire du premier qui était rempli d'une respectueuse admiration pour son noble correspondant. On en pourra juger par la lettre inédite que nous publions a la tin du second volume.

Des efforts pour grossir notre recueil de lettres ont aussi été tentes, mais sans plus de succès, au faubourg Saint-Germain, par un bienveillant intermédiaire qui porte l'un des noms les plus illustres de la vieille France. Sa passion pour les recherches littéraires comme pour les travaux d'érudition lui avait suggéré la pensée et l'espoir de nous aider à combler la longue et regrettable lacune qui s'étend dans notre correspondance sur la plus grande partie de la carrière de notre auteur.

A la date de notre première lettre (septembre 1823), Xavier, âgé d'environ soixante ans, était entré dans la vieillesse. Ce n'est pas qu'elle ait jamais atteint un cœur qui devait battre encore près de trente ans; mais nous eussions aimé offrir à nos lecteurs quelques lettres de son adolescence et de sa vigoureuse maturité. Nous ne doutons pas que M""' la duchesse de Laval, tille de Joseph de Maistre, que les enfants du comte Rodolphe son fils, que les de Vignet de Chambèry, que M. le colonel de Buttel, neveu particulièrement aimé, que M"'" la comtesse de Faurax, née de Saint-IUal, tous deux enfants de sœurs et héritiers de Xavier, que d'autres membres encore vivants de la famille ne possèdent un grand nombre de lettres datant de son séjour en Russie (1801 à iflart), ou môme antérieures à cette époque. Mais nous n'avons pas suppose

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