‹ ŒuvresChapitre 31 sur 148 · TS · texte numérisé non relu

TS

Toilà les trois pnrtis qui divisent la grande cité, c'est-à-dire rf.i^lise d'Occident. J'accepte l'augure : la reforme divise l'unité; en la divisant elle se rompt elle-même en deux , et laisse l'unité à PKglise romaine dans la chaire de saint Pierre , qui en est le centre. iVlais saint Jean ne devait pas avoir oublié qu'une des parties divisées, c'est-à-dire la rolvinienne , se rompait encore en deux morceaux ; puisque l'Angleterre, qu'on veut ranger avec elle, fait néanmoins dans le fond une secte à part : et notre ministre ne doit pas dire que cette division soit légère, puisque, de .son propre aveu, on se traite départ et d'autre cnmmedes excommuniés^ . En effet, l'Kglise anglicane met les calvinistes puritains au nombre des non-conformistes, c'est-àdire , au nombre de ceux dont elle ne permet pas te service, et n'en reçoit les ministres qu'en les ordonnant de nouveau, comme des pasteurs sans aveu et sans caractère. Je pourrais aussi parler des autres sectes (jui ont partagé le monde en même temps que Luther et Calvin, et qui , prises ensemble ou séparément, font un assez grand morceau pour n'être pas omises dans ce passage de saint Jean. Et après tout, il fallait donner à la réforme un caractère plus noble que celui de tout renverser, et une plus belle marque que celle d'avoir mis en pièces l'Église d'Occident, la plus florissante de tout l'univers; qui a été le plus grand de tous les malheurs.

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