ARTICLE V
Autre l.lasplHW .lu nù.ustre : YM-^MU\ dans l.ni Pmonnerdivinos : principes pour expliquer les passades dont il abuse.
Il se débarrasse encore plus mal du rrime de rendre inégales les trois Personnes divines, qui est le plus manifeste de tous les blasphèmes : puisque les anc»>«S qu'il tolère, et qui n'ont pas renverse 1,. fondement de la foi ( car il faut toujours se souvenir que c'est là son sentiment, et même qu on ne neut les réfuter), ces « anciens, dis-je, ont eu, «selon lui, jusqu'au quatrième siècle, une autre « fausse pensée sur le sujet des personnes de la « Trinité • c'est qu'ils v ont mis de l'inégalité >. •> Voilà ce qu'il enseignait en 1689 ; et, loin de le révoquer, il enchérit au-dessus dans la sixième lettre de son Tableau, en soutenant non-seulement que ces saints docteurs ont mis cette inégalité entre les Personnes divines, mais encore qu ils l'y ont ,!it mettre ». J'entends bien qu'il expliquera qu'ils l'y ont dû mettre selon leur théologie ! et c'est le comble de l'impiété, puisqu'en mettant , comme il a fait , leur théologie au-dessus de toute attaque, il a rendu l'erreur invincible. Mais si les Personnes divines sont inégales dans leur perfection, le culte qu'on leur rend doit l'être aussi : on ne leur rend donc pas le même culte, puisqu'il n'y a point d'inégalité dans ce qui est un : quel autre que M. Jurieu peut concilier ce sentiment avec le fondement de la religion ?
Mais vovons encore comment il le fait : « Cette « iiiésaiité', dit-iP, ne consiste point dans la di- « versité de la substance : mais , premièrement , « dans l'ordre, parce que le Père est la première * personne et la source. » C'est ce que nous croyons ^notant que les Pères; et ce n'est pas là une véritable inégalité : mais en voici de plus essentielles. « En « second lieu , poursuit-il , l'inégalité est dans les o temps et les moments , parce que le Père était « éternel absolument ; au lieu que le Fils n'était éter- « nel qu'à l'égard de sa première génération, et non m. à l'égard de cette manière d'être développé , qu'il « acquit avant la création. » Il est donc véritablement et réellement inégal d'une inégalité proprement dite, etd'uneinégalitéde perfection, puisqu'il n'est pas éternel en tout comme le Père. Il continue : « En troisième lieu, l'inégalité se trouvait à l'égard «des opérations; car les anciens croyaient queDien « se servait de son Verbe et de son Fils comme de « ses ministres. » Leur opération n'est donc pas une , puisque celle du Père et celle du Fils sont inégales, et que la seconde est ministérielle. « Enfin, « en quatrième lieu , ils ont mis cette différence « entre le Père et les autres deux Personnes, qu'elles m ont été produites librement : en sorte que le Fils « et le Saint-Esprit sont des êtres nécessaires com- « me Dieu à l'égard de leur substance, et de l'être • coéternel et enveloppé qu'ils avaient en Dieu ; mais ■ à l'égard de cette manière d'être développé , Dieu
« lésa produits librement, comme il a produi, l»'!i « créatures. . Selon cette supposition, il y a quelque chose en Dieu qui n'est pas digne de Dieu , puisque Dieu peut s'en passer , comme il peut se passer des créatures. Telle est la théologie que le ministre appeWe bizarre , mais en même temps invincible, piirs- (ju'il n'y a pas moyen de la réfuter, encore moins de la condamner et de lui refuser la tolérance.
Il ne veut pas que nous disions que c'est là parmi les chrétiens un prodige de doctrine, une impiété, un blasphème , qui par l'inégalité de la perfection introduit l'inégalité dans l'adoration des trois Personnes. Je l'appelle encore ici à sa propre Confession de foi , où il est expressément porté que toutes les trois Personnes sont d'une même essence, éternité, puissance et égalité '. Cet article n'est-il pas un de ceux qu'on appelle fondamentaux , et qui ont toujours été crus ? Comment donc en a-t-il pu ôter fa foi aux trois premiers siècles de l'Église?
Il s'imagine sauver tout cela par les souplesses de son esprit; et il croit avoir résolu la difficulté, en disant que cette inégalité ne suppose pas fo diversité de substance ». Mais en quoi donc sera l'inégalité? dans des accidents, des qualités, des manières d'être . et en un mot dans quelques choses survenues à l'être divin? En sommes-nous réduits à reconnaître en Dieu de telles choses, et à nier la parfaite simplicité de son être ? L'inégalité sera donc peut-être dans les propriétés personnelles, et ce sera quelque chose de plus d'être Père que d'être Fils ou Saint-Esprit? Oii est la foi de la Trinité, si cela est ? Que le ministre nous dise si l'égalité reconnue dans sa propre Confession de foi , n'est pas une égalité en tout et partout ; et si cette égalité n'est pas un des fondements de la religion , et de ceux qui ont toujours été crus dans l'Église ? Ce n'est donc pas secourir, mais achever d'abîmer l'Église des trois premiers siècles, si, en lui faisaat admettre une véritable inégalité entre les Personnes divines, on ne trouve d'autre excuse à son erreur, que de lui faire penser que cette inégalité n'est pas dans la substance.
Mais poussons encore plus loin le ministre , et demandons-lui si cette erreur de l'ancienne Églis»! n'est pas du nombre de celles qu'on ne peut pas réfuter, selon lui, par l'Écriture? Sans doute elle est de ce nombre ; car nous avons vu que cette inégalité est fondée sur cette double naissance, et sur ce que le Fils, quoique éternel , ne l'est pas en tout comme sonPère :d'où il s'ensuit qu'à cet égard il lui cède en perfection; et c'est pourquoi le ministre avoue non-seulement que l'Église des trois premiers siècles a dit que les Personnes étaient inégales, mais encore qu'elle l'a dû dire selon ces principes invincibles et irréfutables qu'il reconnaît. Mais si cela est , il faut donc encore affaiblir , comme tous les autres passages , celui où saint Paul a dit que le Fils de Dieu n'a point réputé rapine d'être égal à Dieu ^: et il faudra expliquer, égala Dieu en son essence , mais non pas dans sa personne ;
Leit. Tï de ICSD, p. 40, /*' Aven. — ' P. 26».
Ibtd.
Art. C. — ' P. 204. - 3 Philip. II, G.
SIXIÈME AVERTISSEMENT
égal h Dieu dans te fond de l'être divin, mais non pas dans toutes ses suites, 11 sera donc permis de dire encore, sans crainte d'être réfuté, que le Fils est inégal en opération et en perfection à son Père; et tellement permis, que le ministre, qui ne peut donner de bornes à ses erreurs, nous dira bientôt que cette inégalité a été plutôt approuvée que condamnée dans le concile de Nicée. En vérité, c'en est trop ; et on ne sait plus que penser d'un homme que ni la raison, ni l'autorité, ni sa propre Confession de foi ne peuvent retenir.
Il serait donc temps d'ouvrir les yeux à de si étranges égarements de votre ministre ; et au lieu de lui permettre de pousser à bout les principes pleins d'ignorance et d'impiété qu'il attribue à l'ancienne Église, il faudrait entendre au contraire que l'inégalité improprement dite et dans la façon de/parler, est la seule qu'on puisse souffrir en Dieu : encore est-il bien certain que les Pères ne se servaient pas de ce terme , que l'expresse condamnation de saint Paul aurait rendu odieux et insoutenable. Que s'ils parlent d'une manière qui semble quelquefois viser là , le dénoûment y est naturel. Qui met la bonté de Dieu en un certain sens et à notre manière d'entendre au-dessus de ses autres attributs, comme David a mis ses miséricordes au-dessus de tous ses ouvrages ', parle bien en quelque façon par rapport à nous, mais non pas en toute rigueur. Aiiisi l'inégalité que quelques Pères auront semblé rticttre, dans la façon de parler, entre les Personnes divines,à cause deleur origine et de leur ordre, qui est la première raison que le ministre nous a alléguée, est supportable en ce sens ; puisque le Père est et sera toujours le premier, le Fils toujours le second, et le Saint-Esprit toujours le troisième. IMais parce que cet ordre, quoique immuable, n'emporte point d'inégalité de perfection ni de culte, saint Clément d'Alexandrie le change dans cette belle hymne qu'il adresse au Fils de Dieu, puisqu'il dit : Louange et action de grâces au Père et au Fils , au Fils et au Père » : ce qu'il fait exprès pour nous marquer que si cet ordre est toujours fixe entre les Personnes à raison de leur origine, il est indifférent , à le regarder par rappor». à leur perfection et à leur culte : et c'est pourquoi il avait dit, un peu au-dessus : Père , qui êtes le conducteur d'Israël: Fils et Père, qui n'êtes tous deux qu'une même chose : Seigneur, t\. non pas, Seigneurs ; pour nous faireentendre dans les Personnes divines une même perfection, un même empire et un même culte. Au reste, ces sortes d'inégalités que l'on trouve en Dieu, dans notre faible et imparfaite manière de nous exprimer, soit entre ses attributs, ou même entre les Personnes divines, sont tellement compensées par d'autres endroits, qu'à la fin tout se trouve égal . Qu'il y ait , si vous voulez , dans le nom de Père quelque chose de plus majestueux que dans celui de Fils; ce qui a fait que saint Athanase et les autres n'ont pas craint d'entendre du Verbe «iême, selon la génération éternelle, ces paroles :
' Pi. cxLiv, 9. — ' Padag. ui, caj). ult. in Une.
Mon Père est plus grand que moi ' : mais il y a d'autres côtés, c'est-à-dire d'autres manières d entendre ou d'envisager la même vérité, où l'égalité se répare. L'autorité de principe, comme l'appelle saint Augustin * , semble attribuer au Père quelque chose de prin^îipal et eu quelque sorte plus grand : mais si on regarde le Fils comme la sagesse du Père, le Père sera-t-il plus grand que sa sagesse, que sa raison , que son Verbe et son éternelle pensée.' Et tout ce qui est en Dieu n'est-il pas égal , puisque tout ce qui est en Dieu est Dieu; et que s'il y avait quelque chose en Dieu qui fut moindre queDieu même , il corromprait la perfection et la pureté de son être.?
Je sais qu'il ne faut pas croire que le Père tire sa sagesse du Fils, ou qu'il n'y ait de sagesse en Dieu que celle qui prend naissance éternellement dans son sein : au contraire, cette sagesse engendrée, comme l'appellent les Pères , ne naîtrait pas dans le sein de Dieu, s'il n'y avait primitivement dans la nature divine une sagesse infinie , d'où vient par surabondance la sagesse qui est le Fils de Dieu ; car nous* mêmes nous ne formons dans notre esprit nos raisonnements et nos pensées, ou ces paroles cachées et intérieures par lesquelles nous nous parlons à nousmêmes, de nous-mêm.es et de toutes choses, qu'à cause qu'il y a en nous une raison primitive et un principe d'intelligence, d'où naissent continuellement et inépuisablement toutes nos pensées. A plus forte raison faut-il croire en Dieu une intelligence primitive et essentielle, qui, résidant dans le Père comme dans la source , fait continuellement et inépuisablement naître dans son sein son Verbe qui est son Fils, sa pensée éternellement subsistante, qui pour la même raison est aussi très-bien appelée son intelligence et sa sagesse. C'est là du moins l'idée la moins imparfaite que nous pouvons nousformer, après les saints Pères et après l'Écriture même, de la génération du Fils de Dieu. Mais en même temps cette pensée et cette parole intérieure conçue dans l'esprit de Dieu , qui fait son perpétuel et inséparable entretien, ne peut lui être inégale, puisqu'elle le comprend tout entier, et embrasse en elle-même toute la vérité qui est en lui : par conséquent est autant immense , autant infinie et autant parfaite, comme elle est autant éternelle que le principe d'où elle sort, et ne dégénère point de sa plénitude.
Il en faut dire autant du Saint-Esprit ; et on voit par cet endroit-là une égalité tout entière , à regarder même le Fils et le Saint-Esprit du côté de leur origine, qui est celui qui peut donner le plus de lieu à l'infériorité. Si on sait épurer ses vues , on connaîtra qu'en Dieu il n'y a pas plus de perfection à être le premier, qu'à être le second et le troisième ; car il est d'une même dignité d'être comme le Saint-Esprit le terme dernier et le parfait accomplissement des émanations divines, que d'en être le commencement et le principe ; puisque c'est faire
' Joan. XIV, 28. — ' Tract, xxxi in Joan. n. l et «g. fc
i ni, part. II, col. 250 et seq.
SUR LES LETTRES DE U. JURIEU
défî^n^rer ces divines émnnations, que de faire qu'elles se terminent à quelque chose de moins que le principe d'où elles dérivent. Ainsi le Père et le Saint-Esprit, le premier principe et le terme. In première et la troisième Personne, c'est-à-dire c»lle qui produit, et celle qui ne produit pas à cause qu'elle conclut et qu'elle termine , étant d'une parfaite égalité , le Fils qui est au milieu , à cause qu'il tire de l'un et qu'il donne de l'autre, ne peut pas leur être inégal; et en quelque endroit qu'on porte sa vue , soit au Père , qui est le principe, soit au Fils, (|ui tient le milieu, soit au Saint-Esprit, qui est le terme , -on trouve tout également parfait , comme par la communication de la même essence on trouve tout également un. Que si. dans une autre vue, saint Athanase et les autres saints ont reconnu dans le Père, même après le concile de Nicée , une espèce de prééminence, dira-ton qu'ils aient affaibli la Trinité? On sait bien que ncn. Venons aux expressions formelles de l'Écriture. Le Fils est envoyé par le Père, le Saint-Esprit par l'un et par l'autre; et il n'y a que le Père seul qui ne soit jamais envoyé. Dans notre façon de parler il y a là quelque dignité et quelque autorité particulière, mais si vous y en admettez une autre que celle d'auteur et de principe , vous errez. Prenez de la même sorte tout le reste qui se dit du Père et du Fils; vos sentiments seront justes. En parlant même des créatures, encore que notre langage soit plus proportionné à leur état, nous ne savons pas toujours adjuger bien juste la perfection. La racine par sa vertu vaut mieux que les branches; dans la beauté, les branches l'emportent ; dans une certaine vue l'arbre est plus noble que le fruit qu'il porte; dans une autre vue le fruit prévaut, puisqu'il fait l'honneur de l'arbre. Pour nous servir de la comparaison la plus ordinaire des saints Pères, et de celle dont le ministre abuse le plus, comme on verra , le soleil nous paraîtra d'un côté plus parfait que son rayon ; mais d'un autre côté , sans le rayon qui connaîtrait le soleil? qui porterait dans tout l'univers sa lumière et sa vertu? Une même chose à divers regards est plus parfaite ou moins parfaite qu'elle-même. On est contraint de parler ainsi tant qu'on n'entend pas la vérité parfaitement et par son fond, c'est-à-dire dans tout le cours de cette vie. Jusqu'à tant que nous voyions Dieu tel qu'il est , en voyant par une seule pensée , si l'on peut parler de la sorte, celui dont l'essence est l'unité, et jusqu'à tant que nous voyions les trois Personnes divines dans le centre de cette unité incompréhensible; contraints, pour ainsi dire, de la partager en conceptions différentes tirées des choses humaines, nous ne parviendrons jamais à comprendre cette égalité du tout. Nommer seulement l'égalité, nommer la grandeur qui en est le fondement , c'est déjà dégénérer de la sublimité de ce premier être; et le seul moyen qui nous reste de rectifier nos pensées, quand nous croyons apercevoir du plus et du moins en Dieu et dans les Personnes divines, c'est de faire toujours retomber ce plus et ce moins sur nos pensées, et jamais sur l'objet. Vous paraissez étonné de ce que saiut Justin
a dit , que le Fils de Dieu est engendré par le conseil et la volonté de son Père ' : ne parlez point de Dieu ; ou avant que de lui appliquer les termes vulgaires, dépouillez-les auparavant de toute imperfection. Vous dites que Dieu se repent, qu'il est en colère; vous lui donnez des bras et des mains : si vous n'ôtez de ces expressions tout ce qui se ressent de l'humanité, en sorte qu'il ne vous reste dans les bras et dans les mains que l'action et la force ; dans la colère, qu'une puissante et efficace volonté de punir les crimes , et ainsi du reste , vous errez. A cet exemple , si vous ôtez du mot de conseil l'incertitude et l'indétermination , que vous y restera-t-il , si ce n'est la raison et l'intelligense? Vous direz donc que le Fils de Dieu ne procède pas de son Père par une effusion aveugle , comme le rayon procède du soleil , et le fleuve de sa source , mais par intelligence : et si vous appelez ici la volonté du Père pour exclure la nécessité ; cette nécessité, que vous voulez exclure , est une nécessité aveugle et fatale qui ne convient point à Dieu. Il ne faut point souffrir en Dieu une nécessité qui soit hors de lui , qui lui soit supérieure, qui ledomine : une telle nécessité n'est point en Dieu : il est lui-même sa nécessité : il veut sa nécessité comme il veut son être propre : il n'y a rien en Dieu que Dieu ne veuille : ainsi il veut produire son Fils en la même manière qu'il veut être : c'est ainsi qu'il le produit volontairement , c'est ainsi qu'il le produit par conseil. Si vous entendez par ces expressions qu'il produise quelque chose en lui-même qu'il puisse ne pas produire , comme il peut ne pas produire les créatures, vous renversez le fondement; si vous le faites dire aux anciens , vous le leur faites renverser ; et si vous dites encore, avec M. Jurieu», qu'on ne peut réfuter cette erreur , vous y participez visiblement. Il en est de même du terme de ministre. On l'attribue sans difficulté au Filsde Dieu comme incarné; mais avant que de s'incarner , les anciens ont cru qu'il s'incarnait par avance en quelque façon , et s'accoutumait, pour ainsi dire, à être homme, lorsqu'il apparaissait aux patriarches sous une figure humaine. Accoutumés peut-être à Im" donner ce titre de ministre à raison de la nature humaine qu'il avait prise ou qu'il devait prendre, et dont il prenait si souvent la forme extérieure, ils l'ont étendu jusqu'à l'origine du monde, lorsque Dieu atout fait par son Verbe. C'est demêmequelorsqu'ilsontditque le Fils de Dieu était dans la création de l'univers le conseiller de son Père, ou , comme ils parlent , son conseil et sa sagesse. Ces expressions sont visiblement fondées en partie sur les paroles de Salomon et des autres auteurs sacrés, qui donnent à Dieu, à son exemple, une sagesse assistante et enfantée de son sein, avec laquelle il résout et il fait tout ^ : et en partie aussi sur Moïse , lorsqu'il fait dire à Dieu , Faisons l'homme^ : car c'est aussi ce qui a fait dire à tous les saints, que Dieu tient conseil , mais avec ses égaux, puisqu'il d'it/aisons; par où il montre qu'il entend parler non à ce qui est fait , mais à ce qui fait avec
' Jur. Tab. Lelt. vi , p. 229. — » Jur. ibid. — ' Prov. vuk Sa4>. vu. EccU. I. - ' Cen. i. 26.