C0NCLU8I(»< , OU CE QUE JE DEMANDE
Quand cessera-t-on de tromper le gouvernement par mille mensonges! — Donnera-t-on chaque année des foires et des marchés î — En faut-il par milliers î — Cela finira-t-il ? Barrera-tron enfin la route du vice î
Vous donnez , donnez sans cesse , et jamais ne retirez ; viendra l'exubérance. Cette pluie de foires a déjà causé chez nous , comme ailleurs , de grandes inondations ; veuton nous noyer î — Si le gouvernement consulte , il s'adressera peut-être à des complices , ou à des gens qui ont dit
ou diront : Passez-moi la rhubarbe Ils répondront que
maître Jacques exagère. — Non , je n'exagère pas : les faits sont là ; niez-les. — J'ai dit la vérité crûment.
Je prie donc les chambres et le ministère de décider de suite :
1** — Qu'il ne sera créé ou changé aucune foire , aucun marché , ballade ou assemblée , dans les départemens qui ont déjà 250 foires.
2 • — Qu'il sera pris des mesures et fait des études pour réduire les foires , marchés et assemblées au nombre exigé par le commerce , l'intérêt et le bien-être des populations.
En tout ( comptant le marché pour 52 ) , 4 74 jours de débauches, ou victoires de cabaretiers.
Le conseil en a accordé 25 ; il en a renvoyé bon nombre à la diplomatie , pour mettre le protocole en règle ; il en a refusé d'autres.
Mais le tout reviendra l'an prochain , avec une cargaison nouvelle ; car le vent souffle fort de ce cété-là.
Je me suis opposé à tout ; vous le croirez sans peine. Mais à la signature , j'ai demandé à mettre au bas de la mienne quelques menues raisons. On les a lues; — on a dit non.
Puis, pour me consoler, on m'a conseillé d'imprimer et de pétitiODner. — C'est pourquoi je vous ennuie.
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