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II. DE LA RACE DES COCHONS DANS LES DELTL-SÈVBES

Nous avons ime race bâtarde , haute sur jambes , mince de corps , étroite sur le dos.

Je sais qu'il y a des cultivateurs qm l'ont un peu amé- •Uorée. On peut citer une petite partie des cantons de Saint- Maixent , Champdeniers , La Mothe , Celles , Melle et Lezay . Mais cela n'est pas général ; tout dépend de l'insouciance ou de l'intelligence du cultivateur.

Cette race a trois grands défauts :

•-AGaiCTLTURE POPULAIRE.

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..-aiL. i? jrxnii. Jioins :i e^ précoce. — L'eb/phairt

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J -Zt -n*na ±5.'..-n:trnt !a ;£raisse. et coûte au pro-

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•Tt^Ti .;=icu^ a: rt? imoes-'î.iunes, les reins larges

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^n.'m \ ï* L.*r-.»ppe. — Je vous l'assure.

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r.'- r L"- .: -irnrrjesur le poids.

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^ -..tnc :îis au poids, dans

-.ir- ïs- ?*'"•> * ::*rA:îtr*: les tunquins et les

DES RAGES PORCINES CRANAUfES. 3M

anglo-efainois. — Mais on ne réussira point à fiEtire adopter ranimai à peau noire et à oreilles droites. — C'est un prÂ^ jugét — sans doute ; mais le préjugé est la sdence du peu4 pie et des gens d'esprit ; le bon sens seul n'en a pas , et rien de plus rare que le bon sens.

Cependant, m'a-t-on dit souvent, si tout le monde voulait C'est, dans ce siècle d'opposition, ime locution

vicieuse; car on n'est d'accord en rien, pas même sur le goût du pain. Moi , je Im préfère la pomme de terre , et les enfans du village sont de mon avis. — Force est d'en venir au crânais.

Il y a deux races cranaises. — La grande et la moyenne, — la longue et la courte , — la race de Craon et celle de la vallée.

1® La grande race est fort longue; elle a les jambes courtes, les oreilles longues, le dos large; de manière que, dans le plus grand état de maigreur, l'épine dorsale n'est jamais saillante , conmie dans nos races.

Elle est sobre et s'engraisse facilement. Mais elle ne montre ce qu'elle doit être qu'à 11 et 12 mois. Alors elle se développe rapidement, augmente de poids et de graisse , et arrive à 500 et 600 demi-kilogrammes.

Nul doute que cette race ne soit préférable à la nôtre ; il suffit de la voir pour en être convaincu.

Ces cochons ne viennent pas dans nos contrées , et ne passent pas la Loire ; nos marchands ne vont pas si loin , et ne dépassent pas la vallée.

Ces animaux s'exportent dans la Mayenne, l'Orne, le Calvados ; dans les contrées riches et de grande agriculture. Ils sont , en effet , trop forts pour les besoins de nos populations et pour des terres d'une fertilité médiocre , comme la Sûntonge et le Poitou.

Néanmoins , cette race sera recherchée par les bons cultivateurs des cantons dont j'ai parlé. — A mon avis, ib auront tort. Mais ils préféreraient garder la leur , plutôt que d'en prendre une inférieure en poids , et cependant plus productive.

Tels sont les hommes , ils quittent difficilement leurs habitudes, bonnes ou mauvaises; et tout dans ce monde est habitude » même la contrariété.

2® La race moyenne, la race de la vallée, a les jambes courtes , le corps court , le dos très-large , les oreilles loih gués , tombant sur le bout du nez , qm est fort court et fort large.

Plusieurs ont im épi autour de la queue , tous en ont un sur le dos et un autre sur le milieu du corps. — On en voit qui ont sous la gorge deux excroissances, conmie les chèvres.

Quand cet animal est gras , il est presque rond , quoiqu'il soit abattu. — Sobre à l'excès , il s'engraisse cependant avec luie facilité extrême. On peut le li\Ter à la boucherie long-temps avant les animaux de grande race , ce qui est un avantage inappréciable.

Bien que vous le nourrissiez médiocrement , il vous paraîtra toujours gras. — Vous le tuerez pour ainsi dire à tout âge , pesant depuis 100 jusqu'à 300 demi-kilog.

Enfin , le crânais de la vallée est un animal parfait , approprié à nos besoins , à l'état de détresse de nos journaliers et de nos pauvres gens. — Il n'y en a pas im qui ne puisse, avec les débris de son jardin , un petit carré de pommes de terre et le son de sa mouture , élever deux cochons , en tuer un et vendre l'autre.

Les habitans de la vallée en élèvent une quantité prodigieuse. Ces animaux passent la Loire à Saumur, et se

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