‹ ŒuvresChapitre 122 sur 145 · AU POIDS · texte numérisé non relu

AU POIDS

Si j*avais écrit cela il y a 50 ans , on m'aurait envoyé à Charenton. (Je crains un peu qu'on ne m'y envoie encore. |

Cependant , on trouve aujourd'hui , dans toutes les grandes fermes , des bascules propres à peser les animaux. — Il n'y a donc pas dififitrulté matérielle.

Reste celle de la perception. On peut l'exagérer; mais je ne la crois pas grande.

A Paris , jiar exemple , dix bascules suiGront ; on dwUrera que les animaux de boucherie n'entreront que par telle barrière.

Dans ie« grandes villes , troiâ à quatre au pjai ^«rrf néi-essaires.

480 Ê'JIHUKSJLTURE.POPUIJlIRB.

Dans celles de' 50 Biille âmes et ao-dessus , il ii*en tôt qu*ime. — Le boudier indiqiie le nombie et l'esptee dai animaux qu'il entre , il reçoit im bulletin a la porte ; il«t que, flans tel temps, il est obligé de les présenter à It btlance. De suite , on pèse , on paie et on marque ; cm ne toe à Tàbattoir que des animanx marqués. — Enfin oncompue, chaque matin,' ce qui est entré la veille avec ce qui a élé pesé. — La fraude est impossible.

iLes villes trouveront à ce mode un avantage immeMe' pour la modification de leurs tâiifs. On connaîtra endfr* ment la viande que Ton consomme ; on ne sera plus lad^ des bouchers , qui connaissent le poids exact des animm. ..-^-Enfin la concurrence s'établira sur les marchés ; lespoptlations y gagneront , et Tagricultore également f}.

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