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DE L OCTROI SUR LES VACHES

Il est présumable que ce qui se fait dans les Deux-Sèvres se fait aillem's. C'est pourquoi j'en veux dire un mot.

La vache paie autant que le bœuf, — Vous allez juger quels sont les résultats de cette mesure.

Je prends la ville de Niort pour exemple : — Nos vaches sont de petite et moyenne race. Leur poids , terme moyen, est de 240 à 260 1/2 kilog. , viande nette. Les 525 bœufà qu'on tue sont de grande race. L'administration les évalue elle-même à 1,050 1/2 kilogr. de viande. Celle de vache paie donc quatre fois autant que celle du bœuf.

Ce n'est pas l'administration municipale actuelle qui a commis cette faute ; je me hâte de le dire. TNIais c'est à elle à la réparer.

Attaquer le peuple et l'agriculture à la fois, proscrire l'animal le plus nombreux et le plus utile , c'est un acte que je ne caractérise point.

Dnorr d'octroi par tête. 453

Prenez le bulletin des marchés de Sceaux et de Poissy ; >iis y verrez que la vache de première qualité se vend aunt que le bœuf de la seconde. — La vache de seconde , itant que le bœuf de la troisième ; qu'enfin la différence uis les prix est à peu près de 6 à 7 centimes par demi-ki- ^ramme. — Est-ce donc un aliment qu'on doive repousser ? Le nombre infini de ces animaux , les services qu'ils renînt pendant leur vie , nous permettent de les donner à bas ix , et vous voulez qu'on livre les peaux à l'équarrisseur les carcasses aux chiens î

La surtaxe a produit son effet. Il n'est entré dans la ville le 45 vaches en 1839. — Mais le besoin et l'instinct des )pulations ont éludé ces tarifs du moyen-âge. Vous savez que partout la viande dépecée paie à l'entrée

1 droit. — C'est très-bien, je voudrais quelle payât le lintuple , car il faut pouvoir s'assurer si les animaux sont ins.

Eh bien ! il s'est établi des abattoirs hors ville. On entre en double droit , 85 mille 1/2 kilogrammes de ande de vache dépecée ; ce qui représente au moins 300 t ces animaux. Mais l'introduction de la viande dépecée t si facile , dans une ville mal close , que j'évalue à 600 le imbre qu'on tue au dehors.

Le droit devrait être en raison de la valeur de la chose.

2 demi-kilogramme de viande de vache devrait moins lyer que le demi-kilogramme de bœuf. — Au contraire ^ peuple qui la consomme paie le double par le dépeçage i-dehors , et le quadruple par l'entrée sur pied. — Car vous nisez bien que le bénéfice de la fraude est pour le fraueur. — Quelle justice !

Je m'arrête là. On doit dire la vérité , sans soulever les Bssions. — Cependant je suis efirayé par les conséquences ne peut avoir un pareil mode d'approvisionnement.

(Si L'AGMCULTUBE POPULAIW.

Nous avons quelquefois , sur un point ou sur un autre , d» maladies charbonneuBes ; quand elles se développent , on se hâtfi de vendre et de vendre à bas prix. — C'est à l'administration à achever ma pensée , et à veiller sur la suitf publique (*).

CjCequej'aidit supplique particulièrement à I Ouest de U FnnR Hais la même cause a produit les méiues effets partovt — C>^ toujours l'ialérétâu boucher que vous mettez eu oppositioD avec «lui lie l'agriculture.

Car s'il s'attaquait aux petites races , il serait Torcé d'augmeniCT Ir prix de la viande ; puisqu'il paierait 8,3, ( el S Tois pluï d'ociroi qut sur les grandes.

Percevez le droit au poids , el tout est nivelé.

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