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SECTION. DE LA MARNE

II y a peu defalum en France. — Presque toutes les marnes sont de seconde formation , souvent plus argileuses que calcaires.

Les marnes aryilexcses ou grasses conviennent aux tenes calcaires , et les marnes calcaires ou sèches conviennent

GUIDE DES œMICES. 465

anx terres fortes et argileuses. — Toutes sont bonnes dans les sols siliceux ou sablonneux.

Le banc de marne n'est presque jamais le même dans tonte sa profondeur; il change de qualité de mètre en mètre.

Chaque comice doit faire anal^'ser 4»es marnes jusqu'à une profondeur déterminée.

Il en faut de 150 à 300 charretées de deux mille demikilog. par hectare. La marne agit pendant 15 cms, savoir: — peu dans les trois premières années ; — beacuoup dans les neuf suivantes ; — et son effet s'anéantit peu à peu dans les trois dernières.

Mais il faut fumer également.

Il résulte de là qu'un fermier ne peut pas marner ; les dépenses sont trop fortes. — Le propriétaire seul, qui est assuré de jouir, peut le faire. — Cependant le propriétaire qui fait coloner peut contribuer dans la dépense.

Mais le fermier fera ce qui se pratique dans beaucoup de contrées. — On met une bonne couche de marne sous le fumier. — On en met de plus légères , à mesure qu'on charge ; enfin on le couvre d'une forte couche au mois de juin. On mêle le tout aux semailles et on conduit dans les champs.

Cette pratique est fort bonne. Vous comprenez que, si vous avez ainsi doublé le poids du fumier , vous devez doubler le poids de la fumure.

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