‹ ŒuvresChapitre 137 sur 145 · SECTION. DES PLANTES ENFOUIES · texte numérisé non relu

SECTION. DES PLANTES ENFOUIES

Cet engrais est le moins cher de tous ; — on peut se le procurer dans tous les pays ; — de même que sur toutes les terres.

C'est pourtant le moins répandu. Il faudra bien du temps, bien des années pour qu'on en comprenne les avantages.

Les livres vous diront d'enfouir des choux , du colza , du seigle. C'est très-bien ; toutes les plantes fument.

Dans quelques contrées, on enfouit la troisième coupe du trèfle. C'est excellent. — Mais cette pratique est plus recommandée qu'exécutée ; parce qu'on veut partout de la graine ; la seconde coupe alors se fait si tard , que la troisième est nulle.

(*) Je conseille d'essayer, dans une cave, la terre de jardin pure. On la brassera souvent. On l'y laissera une année. — Je suis persuadé qu'elle sera , pour le seigle , un excellent engrais.

qui ne le sont pas. On remarque seulement un peu plus de verdeur et de précocité.

Mais , quand vient le printemps , la plante fait un effort, elle travaille , talle, et pousse de nouvelles racines; c'est alors que vous voyez la différence.

Il résulte de mes expériences sur les plantes enfouies, que le terreau et le fumier conmiencent à agir au moment du tallage , sur le froment.

Mais le seigle et Tescourgeon tallent pendant Tautomne et pendant Thiver. Il faut donc enfouir , pour ces deux récoltes , à la fin de juillet ou dans les premiers jours d'août , parce que les plantes seront réduites en terreau lorsqu'on sèmera.

C'est une conjecture ; mais je la crois fondée. Essayez les deux manières.

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