‹ ŒuvresChapitre 59 sur 145 · VOTAGE EN PAYS DH^RS · texte numérisé non relu

VOTAGE EN PAYS DH^RS

Enfin , toujours on répondait : c'est la bouteille et te rabaret. — Toute ruine commence par là, me dit un vieillard; l'ivrogne ne songe qu'à boire; il devient joueur et fainéant. S'il travaille, c'est pour le cabaretier; petit à petit il vend tout ce qu'il a , et tombe en pays de Mîsi're , où je suis venu par ma faute.

Ces femmes et ces enfans , pourquoi sont-ils là. . . A [»use du cabaret... Est-ce qu'ils buvaient! Non; mais le pfere était ivrogne , il a tout mangé , et la famille est tombée sn pays de Misère , où je suis par ma faute.

Tous ces gens étaient éguenillés , couverts de vermine , nangeant ce qu'ils trouvaient, sauterelles, guêpes et ser- ^B. Ils passeront-là leur pauvre et chétive vie. — On ne le raine qu'une fois; mais pour long-temps.

J'ai vu (et frémis d'y songer), j'ai vu Misère et ses nisâtillons , battant des légions de malheureux , les trunant »r les cheveux, et les jetant vivana dans le pays de la tfort.

Pauvre peuple! qui te tirera du viceî Jeunes gens , mes unis , croyez-moi , je ne ments pas. Cette histoire est râitoble; j'ai vu ce que je vous dis.

Maudits cabarets ! C'est vous qui peuplez le pays de tfùëre , qui ruinez le peuple , qui faites le malheur des rntvres femmes et des enfans. — Cabarets du Diable ! abaret d'Enfer! cabarets de Misère! Si j'y entre jamais, [u'on me pende en sortant. Cette histoire est longue comme in chemin, continue Franck, je la finirai l'an prochain-.

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