DES PETITS CHEVAUX ET DES POULICHES
Les jeunes chevaux qu'on achette à un an , et qu'on garde 18 mois environ , donnent un profit de 120 à 200 fr. par année. — Mais il y a du risque pour la vue, ces animaux sont vifs , ils exigent beaucoup de soins que bien des fermiers ne veulent pas prendre.
Souviens-toi que les maladies des yeux, parmi les chevaux , ne viennent pas de la nourriture , mais seulement de la qualité de l'eau qu'ils boivent. Je connais deux fermes qui se touchent; — mêmes luzernes, mêmes sainfoins , même exposition des écuries , mêmes ouvertures ; dans Tune , tous les chevaux deviennent aveugles , et dans l'autre , jamais. — Seulement , ils boivent à deux puits différens. — Ainsi de ce que les chevaux viennent aveugles chez le voisin , ce n'est pas une raison qu'ils le de\nennent chez toi.
Des pouliches qu'on achette à un an , pour les revendre à 2 ans ou à 30 mois , donnent, par an , un bénéfice de 100 francs. — Elles sont plus tranquilles et plus aisées k soigner que les chevaux.
DES MULETS ET DES MULES d' UN AN A DEUX ANS.
Le mulet qu'on achette à un an , et qu'on revend à
deux , donne de 100 à 160 francs de bénéfice ; tandis que la mnle ne rend que 70 à 120 francs. — Cela vient de ce que le mulet est plus difficile à soigner.
DES nULETS ET DES MULES DE CINQ ANS.
Quand on fait labourer des mules , on les achette à un an et on les garde quatre ans. — Elles travaillent pendant 3 années. — Il y a peu de profit en achetant des mules de deux ans pour les garder jusqu'à 4 à 5 ans.
Quand les mulets sont fort beaux, il y a autant de bénéfice que sur les mules: les autres donnent un profit, par pièce et par année , de 50 à 70 francs. — Ces bêtes travaillent pendant 3 ans.