Je n'ai point d'ouvrage , dit-il , j'en cherche et n'en
rve pas.
e le crois bien; — il aime la besogne faite , et Ton ne
ne que de l'ouvrage à faire.
Sst-il au travail t il fait comme l'horloge qui frappe toutes
denii-heures. — L^horloge marche à petit bruit ; — lui
repose , regarde voler les pies , bavarde , déjeûne lon-
sment, dîne de même et va souper de bonne heure.
D veut gros salaire à petit travail. — Tout le monde le
bfle , tout le monde a raison.
Dites-moi ; combien perdez-vous de temps et d'argent
* jour , par semaine , par mois et par année t — Si vous optez vous serez effrayés.
îe sais qu'il y a de bons ouvriers que tout le monde resiehe ; — mais combien de mauvais qu'on ne prend que
• force.
Le bon ouvrier est comme la bonne marchandise ; tout le nde en veut. — Le mauvais est comme la chétive , que 1 prend faute de mieux.
En v'ià un qui dit : Je ne sais comment fait le voisin , — t de l'argent et moi des dettes.' — C'est qu'il travaille et &inéantes. — V'ià le secret.
Vous n'aimez pas madame la Peine , je le sais. — Pau-
» gens que vous êtes ! — Sachez donc que toute richesse
dans le travail ; — et que sans le travail point de ri-
Laissez reposer les cordoimiers , et vous n'aurez plus souliers. — Auriez-vous des vêtemens , s'il n'y avait de tisserands t — ^11 en est comme ça de tout ; le travail duit tout.
Si les laboureurs se reposaient seulement une vous n'auriez pas de pain , et vous crèveriez de faim.
Chacun de vous dit : C'est à propos ; — madame la P^ioe a raison. — Mais c'est pour les autres qu'il parle ainsi ; ^ni, voudrait ne rien faire , et vivre ^[atement bien. — S'il 't^nvaille , c'est que la misère le prend aux cheveux.
Ecoutez-moi donc et gardez mes paroles :
Si Dieu vous avait fait naître pour ne pas travailler, il vous aurait crééa pour vivre sans manger , puisqu'il n'y a que le travail qui fait vivre le monde.
Il aurait encore bâti des maisons, fait les vêtconeDS, fabriqué ces mille ustensiles de ménage. — Car c'est le trsfiil qui fait tout ça.
Comment , vous avez des besoins tous les jours ^ à chaque instant du jour ; il n'y a que le travail qui peut les satisfaire , et vous ne voulez pas travailler?
Alors mangez des cailloux , buvez à la rivière , allez tout nus , couchez à la belle étoile ; puis fainéantez , reposezvous.
Vous vous plaignez de la peine; mais c'est de la vie cjue vous devez vous plaindre. — Quand il naît un enfant, Dieu lui dit ; — Tu travailleras tant que tu vivras , tant que tu le pourrîis. — C'est pour ça que tu es créé. — Se [)laindre du travail , c'est donc se plaindre d'être né.
Mais ce n'est pas le tout de gagner , faut encore épargner ; — Ajoute madame la Peine. — Si chaque homme a sa fin. chmiue jour a son lendemain.
Tombes-tu malade? il faut de l'argent. — Peut-être en