‹ ŒuvresChapitre 77 sur 145 · BEAU DISCOURS DE MADAME LA PEINE · texte numérisé non relu

BEAU DISCOURS DE MADAME LA PEINE

^-lit-il encore à tes vieux parens. — On doit secourir dans ^^^\ir vieillesse ceux qui nous ont nourris dans la jeunesse.

E&-tu garçon , économise pour te marier.

Si tu es marié , épargne pour la femme et les enfans ; ^^^\ix-ci t'en donneront quand ils seront grands.

L*abeille et la fourmi ramassent l'été pour leur hiver ; — ^1 tu manges à mesure que tu gagnes. — Ces petits animaux ^ont plus fins que toi.

Cependant tu as reçu tous les dons de la Providence; ^tmis tes défauts les ont gâtés.

Sais-tu qu'il en coûte plus pour nourrir un vice que pour élever deux enfans t — Non. — Eh bien ! je te l'apprends.

J'en vois qui ont trois à quatre vices ; — ils sont ivrognes, fainéans , joueurs et gourmands. — Il suffit d'un seul pour que la famille pâtisse et manque de tout.

Mais les vices vont de compagnie , et les maux viennent en troupe. — Quand im homme est ruiné , toutes les misères tombent sur lui. — N'espérez pas qu'il se corrige ; le vice est le plus fort , il lui passe la corde au cou et le traîne jusqu'à ce qu'il l'ait tué.

L'homme vicieux est tm homme bien malheureux.

Je suis pressée » reprend madame la Peine , faut que je voyage pour instruire les pauvres gens.

Grande dame , dit le roi, je vous remercie. Vos paroles seront écrites en l'almanach; je les enverrai dans les écoles. — Je ne veux pas seulement qu'on les lise , il faut que les enfans les apprennent par cœur, non pas une fois , mais dix et vingt, tant qu'ils iront à l'école, — Ce qu'on lit on l'oublie; — maison se souvient dans la vieillesse de ce qu'on a bien su dans la jeunesse.

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