CHAPITRE XXVI
Mercure. Libre à toi maintenant de redevenir Sosie. Darpsæn.
Laïssons nos deux aventuriers chercher leur chemin à travers les monceaux de pierres écroulées et marcher hardiment sous les voûtes chancelantes du bâtiment en ruine. Il faut maintenant que le lecteur se reporte à l’abbaye dont les murs offraient à ses habitants une retraite plus sûre et plus commode.
Comme on le sait, Borroughcliffe y était resté dans une situation fort équivoque. Mais depuis sa défaite, la terre avait presque accompli une révolution diurne , et les circonstances avaient permis qu’il fût débarrassé par ses amis des liens qui le retenaient prisonnier. À le voir en ce moment assis à la table hospitalière du colonel Howard , faisant honneur d’une mâchoire
déliée aux mets étalés devant lui, per-
sonne n’aurait pu lire sur son visage insoucieux et riant , que tout récemment cette bouche alors si active avait mûché durant quatre grandes heures le dur pommeau d’une ‘épée. C’est qu’il occupait son poste avec le sangfroid qu’on lui connaît déja, et de manière à justifier de plus en plus l’heureuse réputation dont il s’était rendu digne comme excellent convive. Toutefois un sourire passager éclairait de temps à autre son visage et semblait indiquer que le sujet de ses réflexions était d’une nature suffisamment plaisante. |
Près de lui un jeune homme était assis, vêta de la.jaquette bleue du marir:.
LE PILOTE
Le collet de sa fine chemise contrastait par sa blancheur avec la cravate de soie noire qu’il portait négligemment nouée autour du cou. Mais ses manières pleines d’aisance et de distinction démentaient le jugement qu’on aurait pu porter sur lui à ne considérer que son vétement simple et presque grossier.
C'était Griffith. Quoiqu'il ne se livrât point aux plaisirs de la bonne chère avec autant d'abandon que son voisin, cependant il affectait de donner au repas plus d'attention qu'à l’ordinaire, sans doute avec l'intention de diminuer ainsi l'embarras de la jeune personne placée au bout de la table.
Plus loin, les yeux si vifs et si malins de Catherine Plowden brillaient près de la douce physionomie d’Alice Dunscombe ; de temps en temps ils
fixaient sur la contenance droite et roide
du capitaine Manuel, qui était assis en face d’elle, des regards où se peignait une sorte d'intérêt burlesque.
Enfin il restait une place vacante :
elle avait été destinée à Christophe Dillon.
« Ainsi donc, Borroughcliffe, » cria le colonel du ton france et jovial qui dénote un convive satisfait de son repas et de sa société, « ce loup de mer ne vous à laissé autre chose à ruminer que votre ressentiment ?
— Et le pommeau de mon épée, »
répliqua sans s’émouvoir le recruteur.
« Messieurs, je ne sais de quelle maaière votre congrès récompense les exploits militaires; mais , si ee brave faisait partie de ma ‘compagnie ,ilrecevrait avant la fin de la semaine sa hallebarde de sergent. Quant aux éperans, je me garderais bien de lui en offrir jamais, <ar il semble leur avoir voué un mépris tout particulier. »
Griffith sourit et s’inclina en silence pour remercier le capitaine de son compliment ; mais Manuel prit soin de répondre pour tous deux.
« Oui, vu l'espèce d'instruction qu’a reçue cet homme, il s’est bien conduit ; mais un soldat bien appris ne se serait
pas contenté de faire des prisonniers à l’ennemi , il aurait aussi songé à sauver les siens.
— Je vois, mon excellent camarade, »
reprit Borroughcliffe avec bonne humeur, « que vous pensez toujours à l'échange projeté. Eh bien ! avec la permission de ces dames , nous allons boire, messieurs, à une prompte réparation des torts faits aux deux partis, au rvétoblissement du statu quo ante bellum. ;
— De tout mon cœur! cria le colonel. Cécile et miss Catherine s’uniront à nous , quand ce ne serait que du bout des lèvres. N’y consentez-vous point.
mesdemoiselles >. Monsieur Griffith,
‘je rends justice à votre proposition, qui
non seulement tend à vous délivrer vous-même, mais à nous rendre en même temps notre parent, M. Christophe Dillon. Celui-ci avait eu une belle idée, Borroughcliffe , mais la fortune de la guerre n’a point voulu qu’il réussit. Du reste, c’est encore pour moi un mystère inexplicable. Comment Kit a-t-il pu être emmené hors de l’abbaye sans qu’on ait entendu le moindre bruit et sans que l'alarme ait été donnée?
+ Maître Christophe est un homme qui comprend la philosophie du silence .
aussi bien que celle de la rhétorique, répliqua Borroughcliffe. Il doit avoir appris dans le cours de ses études légales qu’il est nécessaire quelquefois de conduire les affaires sub silentio. Vous souriez de.mon latin, miss Plowden.
C’est que, en vérité, depuis mon séjour dans cette résidence de moines, je me sens excité à faire valoir le peu de science que je possède. Eh bien, vous riez encore davantage. Sachez donc que je me suis servi du mot latin parce que le silence est une chose pour laquelle les dames en général n’ont pas beaucoup de goût. »
Catherine ne fit point attention au ton tant soit peu piqué avec lequel le capitaine avait prononcé ces derniers mots.
Mais, après avoir combattu un instant contre sa propre pensée, elle s’aban-
donna enfin à sa gaieté qui éclata dans ses yeux pleins de malice. Cécile ellemême ne put conserver cet air de gravité qu'elle prenait quelquefois pour réprimer les saillies inopportunes de sa cousine, et Griffith, en jetant les yeux de l’une à lautre, crut aussi remarquer un sourire qui se jouait sur les traits habituellement sévères d’Alice Dunscombe. Catherine réussit pourtant à se calmer, et, avec une figure où se peignait le sérieux le plus comique, elle répondit à l’observation de Borroughcliffe.
« Il me semble avoir entendu parler d’une manœuvre navale où il est ques- tion de remorque. Mais avant tout il faut que je prie monsieur Griffith de m'assurer si l’expression est correcte.
— Vous ne pourriez employer un terme plus technique, lors même que vous vous seriez livrée à une étude approfondie de la science nautique , » répliqua Griffith en jetant à la vive personne un coup d’œil qui fit monter le rouge à son front.
« Cette science n’exige peut-être pas autant d'application ni de temps que vous le supposez , monsieur ; mais cette manœuvre de la remorque s’exécute- . t-elle souvent comme lexprimait le capitaine Borroughcliffe... pardon, monsieur , comme le disent les moines, sub silentio?
— Épargnez-moi, belle dame, cria le capitaine, et concluons un traité de mutuelle indulgence. Vous me pardonnerez ma science et je tairai mes soupçons.
— Des soupçons, monsieur ! Une
femme ne doit jamais craindre de les défier.
‘ — Et un soldat ne refuse jamais un défi. Aussi vais-je m'expliquer en bon anglais , dussé-je compter les Pères de l'Église parmi mes auditeurs. Je soupconne donc que miss Plowden est en position de nous expliquer le départ mystérieux de M. Dillon. »
La jeune personne ne répondit pas autrement qu’en s’abandonnant de nou-
FENIMORE COOPER
veau aux accès de sa bruyante gaieté,
a Qu’y a-t-il donc ? s'écria'entin le colonel. Permettez-moi de vous dire.
miss Plowden , que votre gaieté me par'aît fort extraordinaire. Je pense qu’on n’a point manqué aux égards dus à mon parent. Monsieur Griffith, nos conditions sont que l'échange aura lieu seulement dans le cas où les deux parties auraient été traitées également bien.
— Si M. Dillon n’a point à se plaindre d’un malheur plus grand que celui d’exciter le rire de miss Plowden, il peut, monsieur , se vanter d’être un heureux personnage.
— Je l’ignore , monsieur; à Dieu ne
plaise que j'oublie ce que je dois à mes
hôtes, messieurs ! Mais vous êtes entrés dans ma maison comme ennemis de mon roi. ou
— Mais non pas comme ennemis du colonel Howard , monsieur.
— Je ne vois pas où est la différence, monsieur Griffith. Le roi George ou le colonel Howard... le colonel Howard ou le roi George : nos sentiments, nos fortunes , nos destinées sont les mêmes, sans oublier la distance infinie que la Providence a mise entre le prince et son peuple. Je ne fais pas d’autre vœu que de partager dans de justes proportions les chances heureuses ou malheureuses que subit mon souverain.
— Mais, cher oncle, ce ne seront pas nos inconséquences, à nous, femmes légères, qui vous obligeront jamais à accepter les unes ni les autres , » dit Cécile en se levant. « Voici quelqu'un, du reste, qui va détourner notre attention vers un sujet plus important. la toilette. »
. Par politesse, le colonel Howard, qui avait pour sa nièce autant d’égards que d’affection , remit la süite de ses remarques à une autre fois. Alors Catherine, avec une vivacité tout enfantine , sauta de sa chaise pour rejoindre sa cousine.
Un domestique venait annoncer à celleci l’arrivée d’un de ces marchands ambulants dont les visites suppléent pour les lieux écartés à l’absence de magasins
LE PILOTE
plus réguliers. Elle donna l'ordre de le läire entrer dans la salle à manger , car le repas était à sa fin, et chacun se préta de bonne grace à cette diversion qui avait pour but de rétablir l’harmonie entre les convives.
Le marchand était un jeune garçon.
Il tira de son panier des essences et d’autres menus objets agréables aux femmes. Catherine se déclara sa protectrice, et fit en plaisantant un appel en sa faveur à la libéralité des assistants.
« Vous avouerez, mon chèr tuteur, ‘ que cet enfant est un loyal sujet. Voici des parfums placés sous le patronage de deux dues de la famille royale. Permettez que j’en mette une boîte de côté pour votre usage; vous y consentez, je le vois dans vos yeux. Quant à vous, capitaine Borroushcliffe, comme le latin paraît vous avoir fait oublier votre propre langue, je vous recommande cet abécédaire. Comme cette boutique me semble merveilleusement pourvue! Il
faut que vous ayez songé à l’abbaye de
Sainte-Ruth quand vous avez choisi votre pacotille, mon enfant ?
— Oui, madame, » répliqua le jeune homme en saluant avec une gaucherie étudiée ; «j'ai souvent entendu parler des grandes dames qui habitent dans la vieille abbaye, et j'ai fait un détour de quelques milles pour obtenir leur pratique.
— Bien certainement elles ne tromperont point votre attente. Miss Howard, ceci est une attaque directe contre votre bourse; et je ne sais trop si, dans res temps de troubles, miss Alice ellemême peut éviter d’être mise également à contribution. Voyons, aidez-moi, mon ami. Qu’avez-vous à recommander en particulier à l’attention de ces dames? »
L'enfant se rapprocha avec le panier, puis remua son contenu pendant quelques minutes, de l’air intéressé d’un marchand avide de trafic. Alors , sans retirer sa main, il répondit en désignant à son interlocutrice un objet qu'elle seule pouvait voir :
« Ceci, madame. »
Catherine tressaillit, fixa son a *
perçant sur la figure du ‘colporteur , et le reporta avec une inquiète timidité de l’une à l’autre des personnes présentes. Cécile , après avoir obtenu la diversion qu’elle désirait, s'était rassise en silence, tandis qu’Alice écoutait une discussion sur les usages militaires soutenue par Manuel et le colonel. Griffithr se conformait à l’exemple de sa maîtresse, dont il imitait l’air pensif et distrait. Borroughcliffe seul observait très-attentivement Catherine qui s’en aperçut , et reprit la parole aprés une courte pause:
« AHons, Cécile, nous abusons trop long-temps de la patience de ces mes-sieurs. C’est bien ässez d’être restées ici plus de dix minutes après que la nappe a été enlevée : il ne faut pas encore faire intervenir nos essences , n0S rubans et nos aiguilles au détriment du madère, et. ajouterai-je des cigares, colonel ?
— Non pas tant que miss Plowden nous honorera de sa présence.
— Venez, cousine. Je m’aperçois que le colonel devient excessivement poli ; c’est signe que notre présence commence à le gêner. » :
Cécile se leva, et se dirigeait déja vers la porte, lorsque Catherine, se retournant vers le colporteur, ajouta :
« Vous pouvez nous suivre au salon, mon enfant. Là nous ferons nos en-.
plettes sans dévoiler le secret de nos goûts.
— Miss Plowden a, je crois, oublié mon abécédaire, » dit Borroughcliffe en quittant le groupe formé par les autres hommes autour de la table; « mais peut-être trouverai-je dans le panier de ce garcon quelque autre livre plus convenable que ce traité élémentaire à l’ins-
truction d’un jeune homme déja mûr. »
Cécile, voyant qu’il prenait le panier des mains du colporteur, se rassit, et Catherine en fit autant, mais non sans manifester assez visiblement son dépit
« Venez ici, jeune homme , et expliquez-moi à quel usage vos marchandises
nt bonnes. Cecï est du savon et ceci un canif, je le sais. Mais quel nom donnez-vous à cet objet ?
— Cet objet? eh! bien, c’est du ruban ; » répliqua le colporteur avec une impatience qu’on aurait pu naturellement attribuer au mécontentement qu’il éprouvait de voir son commerce interrompu.
« Et celui-ci ?
— Celui-ci? » répéta l'enfant avec une hésitation qui tenait à la fois de Fhumeur et du doute ; « celui-ci ?
… C'est bien peu galant, reprit Ca--
therine , de retenir ainsi trois dames qui meurent d'envie d'entrer en possession de leurs emplettes, pour demander à un enfant ce que c’est qu’une aiguille à broder au tambour.
— Je devrais m'excuser de faire des questions auxquelles il est facile de répondre ; mais peut-être sera-t-il moins aisé de répondre à la suivante, » dit Borroughcliffe en cachant dans la paume de sa main un objet que le colporteur seul put voir. « Ceci a un nom aussi; quel est-il P -
— Mais cela s'appelle quelquefois de la ligne blanche. |
— Ligne blanche! dites-vous? c’est mensonge noir que vous voulez dire !
— Que parlez-vous de mensonge, monsieur ? » répliqua vivement le jeune homme. ;
« Je m’entends, reprit le capitaine.
Comment nommez-vous cela, miss Dunscombe ?
— Dans le Nord, nous appelons cela du cordonnet blanc, » dit tranquillement Alice.
« Cordonnet blanc, ligne blanche, c'est la même chose, ajouta le jeune marchand.
— Vraiment!» reprit Borroughcliffe d’un ton d'ironie affectée. « S'il faut
vous le dire, vous me paraissez bien
peu au courant des termes usités dans votre commerce. Je n’ai jamais vu de jeune homme de votre âge aussi peu in- Struit. Voyons encore pourtant, quels uoms donnez-vous à ça, puis à ça. »
FENIMORE COOPER
. « Tout en parlant , le capitaine tirait
de sa poche les cordes dont le contremaître avait fait usage la nuit précédente pour l’attacher.
« Ceci, » s’écria le jeune homme avec l’empressement de quelqu'un qui veut rétablir sa réputation; « ceci c’est du merlin , cela de la cordelle, et ceci du quarantinier.
— Assez, assez, observa Borroughcliffe; en voilà plus qu’il n’en faut pour reconnaître que vous connaissez parfaitement votre métier, quoique vous n’entendiez rien à ces marchandises. Monsieur Griflith, réclamez-vous ce jeune homme comme un des vôtres?
— Je crois qu’il ne m'est plus permis de le cacher , » répondit le lieutenant qui avait prêté toute son attention à l’interrogatoire précédent. « Quel que soit le motif qui vous ait amené ici, monsieur Merry, il est inutile de chercher plus long-temps à dissimuler.
— Merry! s’écria Cécile Howard. C’est donc vous, mon cousin. Vous aussi vous êtes donc entre les mains de vos ennemis ? N’était-ce donc pas assez que...»
Elle reprit fort à propos assez de présence d'esprit pour couper court à son exclamation, que Griffith acheva en exprimant par un coup d'œil reconnaissant combien il se trouvait heureux du sentiment qu’elle avait été sur le point d'exprimer.
« Qu’y a-t-il donc encore? » cria le colonel devenu en ce moment seulement
- attentif à la scène qui se passait si près de lui. « Comment! mes deux pupilles
embrassent et caressent sous mes yeux, un mendiant , un vagabond ! Est-ce une trahison, monsieur Griffith? et que signifie la visite de ce jeune homme ?
« Est-il étonnant, monsieur, » répendit Merry lui-même qui se débarrassa de sa gaucherie d'emprunt pour revenir aux manières aisées dont il avait de bonne heure pris l'habitude, « est-il étonpant qu’un jeune homme, privé comme je le suis de mère et de sœurs, s'expose à quelques dangers pour venir embras-
LE PILOTE
ser les deux seules parentes qu’il eût au ionde ?
— Pourquoi ce déguisement alors ?
Certainement , jeune homme , il n’était point nécessaire, avec un pareil but, de vous introduire clandestinement dans la maison du vieux George Howard.
Non, cela n’était point nécessaire, quoiqu'on ait profité de votre jeunesse pour vous détourner de vos devoirs de fidèle sujet. M. Griflith et le capitaine Manuel me pardonneront d’exprimer à ma propre table des opinions qui peuvent ne point les flatter. Mais les circonstances exigent que nous nous exprimions tous avec sincérité et clarté.
— Personne ne met en doute les vertus hospitalières du colonel Howard, répondit le jeune homme; mais chacun aussi connaît son attachement à la cause royale.
— Oui, jeune homme, et l’on me rend justice.
— Etait-il donc prudent de confier ma personne aux mains d’un homme qui aurait pu penser que son devoir l’obligeait à me retenir prisonnier ?
— Cela me paraît plausible, capitaine Borroughcliffe, et je ne doute pas que le jeune homme ne parle avec candeur. Je voudrais seulement que mon parent Christophe Dillon fût ici afin de me dire si je puis, sans me rendre coupable de trahison, laisser partir cet enfant avant qu’il soit jugé ou échangé.
— Interrogez-le sur ce qu’est devenu le Cacique, » répondit le recruteur qui, satisfait d’avoir découvert la ruse de Merry, avait repris sa place à table.
« Peut-être monsieur est-il en définitive un ambassadeur chargé de faire des propositions en faveur de Son Altesse.
— Qu'en dites-vous, monsieur? demanda le colonel. Savez-vous quelque chose sur le compte de mon parent ? »
Les yeux des assistants prirent une expression d'inquiétude en voyant une profonde horreur succéder sur la physionomie du midshipman à son insouciante gaieté. Il y eut une pause de quelques
minutes. Enfin il prononce, d’une voi sourde , le mot fatal : “+ "+
« Il est mort.
— Mort ! répétèrent toutes les voix.
— Oui, mort! » reprit le jeune homme en contemplant la pâleur de ceux qui l’écoutaient.
Un silence terrible et prolongé suivit l'annonce de cette nouvelle. Griffith fut le premier à Pinterrompre.
« Expliquez-nous de quelle manière il est mort, et ce que son corps est de-