‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 67 sur 108 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Un moment ses regard s'enfbücéréñt dhni le vallon, un morhent :] réspité l'ait éntbäuifié, an momert il prêta l'oreille aux cris des chasses qui s’epprocbaient par d ; ét quand il vit le plus proche de sès éhneihis, d’ün bohd M{M)de il franchit les halliers, et, libre et déjà Join d'eux, il toucha les bruyères sauvages de Vam-Vèr.

Waztsa $cotr. La Dalté di Lié.

La compagnie que comtmatñdait le capitaine Lawton avait surveillé [a retraite de l'ennemi vers ses embartatibhs dtec une attention particulière, sans atôir trouvé la moindre occasion de le thidrger. Le successeur expérimenté du colonel Wellmere connaissait trop bien la force de son ennemi pouf abandonner le plateau des hauteurs, à moins d’être forcé de descendre sur le rivage. Avant de tenter ce mouvement hasardeux, il rangea ses hommes, et en forma un bataillon carré, que la pointe des baïonnettes hérissait de toutes parts. Dans cette position l’impétueux dragon vit bien, à son grand regret, que €es braves ne pourraient être attaqués avec succès par sa cavierie, et qu’il ne pouvait que suivre les mouvements de l'en-

nemi, sans qu’il lui fût possible d'arrêter

leur retraite lente, mais ferme, vers

leurs embarcations. Un petit shiooher

- les passions des hommes. Isolé dans l’at- | les avait transportés de 4 ville sur ce

-. Mosphère un nuagé qu'avait produit la

L'ESPION

rivage, où ses canons protégeaient leur retraite. Contre cette double combinaison de force et de prudence, Lawton était trop habile pour ne pas voir que ce serait folie de vouloir combattre ; c'est pourquoi les troupes anglaises s’embarquèrent sans être le moindrement inquiétées. Les dragons jusqu’au dernier moment Jlongèrent le bord de la mer, puis enfin ils pensèrent, quoique bien à contre-cœur, à effectuer leur propre retraite, et à rejoindre leurs corps.

Le brouillard du soir commençait à couvrir de ténèbres la vallée, lorsque le détachement de Lawton reparut dans

la partie du sud. La marche des troupes.

était lente, et pour la faciliter leur

ligne s’étendait en largeur. A leur tête

était le capitaine ayant à ses côtés un homme plus âgé que lui et inférieur en grade; ils semblaient s’entretenir ensemble, tandis que derrière eux était un jeune cornette fredonnant un air, et révant au bonheur de trouver un lit de paille après les fatigues d’une journée si pénible. .

« Elle a donc aussi frappé vos reards, dit le capitaine ; à l'instant où je getai les yeux sur elle, je l’ai reconnue, elle est du nombre de celles qu’on ne peut aisément oublier ; par ma foi, Tom, cette jolie fille fait honneur au goût du major. | — Elle ferait honneur à tout le régiment, » répliqua le lieutenant avec vivacité; « ces yeux bleus seraient bien capables d'engager un homme dans un emploi plus doux que notre métier ; et sur ma parole, pour une telle fille, il pourrait bien me venir en tête de planter là ma large épée et ma selle, et de me servir de l’aiguille et du coussinet.

— Rébellion, monsieur, rébellion, »

s’écria l’autre tout en riant; « comment vous, Tom Mason, vous seriez assez hardi pour étre le rival en amour de Paimable, du riche et du tant admiré major Dunwoodie! vous, lieutenant de cavalerie, qui n’avez qu’un cheval, lequel par dessus le marché n’est pas des mwilleurs! vous dont le capitaine est

aussi dur qu’un tronc d'arbre : et a autant de vie qu’un chat!

—Ma foi, » dit le lieutenant, souriant à son tour, « le tronc peut cependant bien étre fendu , et Grimalkin perdre Ja vie si vous faites des attaques aussi fructueuses que celles dé ce matin. Que pensez-vous d’un certain nombre de coups comme celui qui vous à renversé aujourd’hui. | (

— Ah! ne parlez pas de cela, mon cher Tom, l’idée m'en fait mal à la tête, » répliqua Lawton haussont les épaules ; « c’est ce que j'appelle devancer la nuit. 4

— La nuit de la mort ?

— Non, momsieur, la nuit qui vient après le jour; j'ai vu des myriades d’étoiles qui devraient cacher leurs faces en présence de sa seigneurie le soleil.

Je pense que ce casque épais est la seule cause qui m’ait conservé plus longtemps avec vous, en dépit de la vie du chat.

— J'ai de grandes raisons pour être reconnaissant envers votre casque, » dit Mason séchement; « je crois que le crâne devait avoir aussi une portion convepable d’épaisseur.

— Bon, bon, Tom, vous êtes un moqueur privilégié; e’est pourquoi je ne prendrai pas la mouche contre vous, »

répondit le capitaine en plaisantant ; « mais quant au lieutenant de Singleton, je crains qu’il ne soit mieux traité que vous pour son serviee de cette journée.

— Je crois qu'aucun de nous n’aura la douleur de devoir sa promotion à la perte d’un camarade et d’un ami, » répliqua Mason d’un air affectueux; « Sitgreaves, dit-on, assure qu’il en reviendra.

— Je l'espère de tout mon cœur, »

s'écria Lawton avec véhémence, « car bien que son visage n’ait pas encore de barbe, ce jeune homme a le cœur Île plus courageux que j’aie jamais rencontré. Ce qui m'étonne, cependant, c'est que nos soldats se soient si bien conee quoique notre chute ait eu lieu

ans le même moment.

— Je devrais vous offrir mes sincères

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