PREMIÈRE PARTIE
Ce qui distingue les justes des chrétiens charnels, dit saint Augustin , n'est pas le corps des œuvres extérieures; c'est l'esprit invisible qui les anime. Les actions de la piété sont souvent communes aux bons et aux méchants; c'est la disposition du cœur qui les discerne. Tous courent, dit l'Apôtre, mais tous n'arrivent pas au but, parce que ce n'est pas le même esprit qui les pousse.
Or, pour appliquer cette maxime à mon sujet,
léô PREMIER DIMANCHE DE CARÊME
de tous les devoirs de la piété chrétienne, il n'en est point sans doute dont les gens du monde et les gens de bien remplissent plus également les dehors, que celui de venir écouter la parole de l'Évangile. Tous viennent en foule, comme autrefois les Israélites au pied de la montagne sainte, entendre les paroles de la loi. L'enceinte de nos temples peut à peine suffire à la multitude des fidèles; l'heure même des mystères terribles ne voit pas les autels environnés de tant d'adorateurs; les assemblées profanes cessent pour venir grossir l'assemblée sainte au temps de l'instruction ; et les siècles qui ont vu refroidir le zèle des chrétiens sur tous les autres devoirs de la religion , n'ont pu , ce semble , le ralentir sur celui-ci. Cependant de tous les ministères confiés à l'Église pour la consommation des élus, il n'en est presque pas de plus inutile que celui de la parole; et le moyen le plus puissant que la religion ait de tout temps employé pour la conversion des hommes, est devenu aujourd'hui la plus faible de ses ressources. Vous êtes vous-mêmes , mes frères , une triste preuve de cette vérité. Jamais les instructions ne furent plus fréquentes qu'elles le sont de nos jours, et jamais les conversions n'ont été plus rares.
Il importe donc de développer ici les causes d'un abus si commun et si déplorable : or, la première est sans doute dans le défaut des dispositions qui doivent vous conduire dans ce lieu saint pour y écouter la parole du salut. Et certes, si saint Paul ordonnait autrefois aux fidèles de s'éprouver avant que de venir manger le pain de vie , s'il leur déclarait que ne pas le discerner des viandes communes , c'était se rendre coupable du corps du Seigneur; nous n'avons pas moins raison de vous dire que vous devez vous éprouver, et préparer votre âme avant que de venir participer à la nourriture spirituellequenous rompons au peuple ; et que ne pas la discerner par la manière de l'entendre de la parole des hommes , c'est se rendre coupable de la parole même de Jésus- Christ.
La première disposition que demande de vous la sainteté de cette parole, lorsque vous venez l'entendre, c'est un désir qu'elle vous soit utile. Vous devez dans le secret de votre maison , avant de venir dans nos temples , vous adresser au Père des lumières , et lui demander qu'il vous donne ces oreilles du cœur, qui seules font entendre sa voix; qu'il donne à sa parole cette vertu , cette onction secrète , ces attraits si puissants et si heureux pour la conversion des pécheurs ; qu'il surmonte cette insensibilité que vous avez jusqu'ici opposée à toutes les vérités entendues; qu'il fixe ces sensibilités d'un
moment, que vous avez si souvent éprouvées en nous écoutant, et qui n'ont jamais eu de suite pour votre salut ; qu'il nous donne à nous-mêmes ce zèle , cette sagesse, cette dignité, cette plénitude de son esprit , ces lumières vives , cette véhémence divine , toujours persuasive et qui ne parle jamais en vain ; qu'il forme dans nos cœurs le goût des vérités qu'il met dans nos bouches ; qu'il nous rende insensibles à vos louanges ou à vos censures , afin que nous soyons plus utiles à vos besoins ; que le désir de votre salut supplée en nous aux talents que la nature nous refuse; et que nous honorions notre ministère , en ne cherchant pas à vous plaire , mais à vous sauver.
Et certes, mes frères, si les Israélites autrefois, sur le point d'approcher de la montagne de Sinaï , et d'y entendre les paroles de la loi que l'ange devait leur annoncer, furent obligés par l'ordre du Seigneur de se purifier, de laver leurs vêtements et de s'abstenir même des saints devoirs du mariage pour se préparer à cette grande action , et ne rien porter au pied de la montagne qui ne fût digne de la sainteté de la loi qu'ils allaient entendre ; n'est-il pas plus raisonnable , dit saint Chrysostôme , lorsque vous venez écouter les paroles divines d'une loi plus sainte, d'y apporter, du moins les précautions de foi , de piété , de respect même extérieur, qui marquent ei vous un désir sincère de conformer vos mœurs aux maximes que nous allons vous annoncer.^ Quoi! mes frères, les préceptes de Jésus-Christ, les paroles de la vie éternelle seraient-elles entendues avec moins de précaution que les ordoimances d'une lo« figurative? Est-ce parce qu'un ange ne descend plus du ciel pour vous les annoncer.? Mais ne sommesnous pas ici comme lui les envoyés de Dieu , et ne vous parlons-nous pas comme lui à sa place? L'ange sur la montagne portait-il plus de caractère de la Divinité, que nous en portons? Il écrivait la loi sur des tables de pierre; la grâce de notre ministère la grave dans les cœurs. Il promettait le lait et le miel ; et nous annonçons les biens véritables. Il parlait aux chefs des tribus, ces héros qui vainquirent les peuples de Chanaan et conquirent leurs villes; et nous parlons devant les princes et les rois de la terre, et devant un roi encore plus grand par sa piété que par ses conquêtes. Les foudres, et les éclairs qui accompagnaient ses menaces contre les transgresseurs de la loi, renversaient le peuple frappé de terreur au pied de la montagne; mais qu'était-ce que ces menaces et ces malédictions temporelles, leurs villes démolies , leurs femmes et leurs enfants menés en captivité , si vous les comparez au malheur éternel que nous ne cessons de prédire aux violateurs
de la loi de Dieu? Séparez ce que nous sommes du ministère que nous remplissons; qu'y a-t-il ici de moins terrible et de moins respectable que sur la montagne de Sinaï?
Et cependant quelles préparations vous conduisent à une action si sainte et si digne de respect? Une vaine curiosité qu'on veut satisfaire; un loisir inutile qu'on est bien aise d'amuser ; un spectacle de religion dont on veut avoir le plaisir ; une coutume qu'on suit, parce que le monde l'a reçue; que saisje? le désir de plaire au maître en imitant son respect pour la parole de l'Évangile , et de s'attirer plutôt ses regards, que ceux de la miséricorde divine : que sais-je encore? des vues peut-être plus criminelles , et dont on n'oserait parler de peur d'avilir la gravité de notre ministère. Nul motif de salut ne vous conduit ici; nulle vue de foi ne vous y prépare; nul sentiment de piété ne vous y accompagne; en un mot , venir écouter la parole sainte n'est pas même pour vous une œuvre de religion.
Première raison de l'inutilité de notre ministère. Car comment voulez-vous qu'une démarche toute profane serve de disposition à la grâce ; et que dans cette multitude de fidèles assemblés en ce lieu saint, la bonté de Dieu aille vous discerner de la foule pour ouvrir votre cœur à la parole de vie , vous qui n'avez apporté ici que les dispositions les plus propres à éloigner de vous cette miséricorde? Mes frères , comme la religion n'a rien de plus grand en un sens que le dépôt de la doctrine et de la vérité, la piété ne connaît rien aussi de plus important et qui demande des précautions plus religieuses, que de l'écouter et de s'en instruire.
La seconde disposition qui doit vous conduire en ce lieu saint, est une disposition de douleur et de confusion , fondée sur le peu de fruit que vous avez retiré jusqu'ici de tant de vérités entendues. Vous devez rappeler tant de mouvements de componction que le Seigneur a opérés dans vos coeurs par le ministère de la parole , et qui ont toujours été sans succès pour votre salut; tant de pieuses résolutions inspirées en ce lieu , qui semblaient promettre un changement de vie , et qui au sortir ont échoué contre le premier écueil. Car ce qui doit vous effrayer ici davantage , c'est qu'autant de vérités , qui n'ont fait sur vous que des impressions passagères, sont autant de témoins qui déposeront contre vous devant le tribunal de Jésus-Christ : autant de fois que la parole de l'Évangile ne vous a pas touché jusqu'à pénitence; autant de fois elle vous a rendu plus indigne d'obtenir la grâce du repentir. La foi ne connaît point ici de milieu ; et si vous n'en êtes pas sorti changé, vous en êtes tou-
lUSeiIXON. — TOME I.
SUR LA PAROLE DE DIEU. tel
jours sorti en quelque façon'plus coupable, puisque vous avez ajouté à tous vos autres crimes celui du mépris de la parole sainte.
Voilà les réflexions qui doivent occuper votre foi , et en tremblant sur le passé lorsque vous venez dans l'assemblée des fidèles , vous devez vous demander à vous-même : Vais-je écouter une parole qui me jugera , ou des vérités qui me délivreront? vais-je offrir à la miséricorde de Dieu un cœur docile et préparé , ou à sa justice de nouveaux motifs de condamnation contre moi ? Depuis si longtemps on m'annonce des vérités, dont toute l'indulgence que j'ai pour mes passions ne peut affaiblir la force dans mon esprit, et qui me font en secret convenir malgré moi de l'égarement de mes voies ; ai-je fait une seule démarche pour en sortir? Depuis si longtemps on m'avertit que le corps du chrétien est le temple de Dieu ; en suis-je devenu plus chaste ? Depuis si longtemps j'entends dire qu'il faut arracher l'œil qui scandalise, et le jeter loin de soi; en suis-je venu à ces séparations que je connais moi-même si indispensables à mon salut ? Depuis si longtemps on me déclare que différer de jour en jour sa pénitence, c'est vouloir mourir dans son péché ; me trouvé-je plus disposé à sortir de mon état déplorable , et à commencer tout de bon l'ouvrage de mon salut ?
Grand Dieu! ne vous lasserez-vous pas de me donner un cœur sensible à des vérités qui me touchent toujours , et qui ne me changent jamais? et ne punirez -vous pas l'abus que je fais de votre parole , en lui ôtant à mon égard cette force que vous lui laissez encore pour me rappeler à la pénitence? Et certes , mes frères , combien de fidèles qui m'écoutent, sensibles autrefois aux vérités que nous annonçons , ne viennent plus aujourd'hui leur offrir qu'un cœur tranquille et endurci ? Ils négligèrent ces temps heureux, où la grâce voulait encore leur ouvrir cette voie de conversion : et depuis une si longue et si funeste négligence, ils nous écoutent de sang-froid : et les vérités les plus terribles dans nos bouches ne sont plus pour eux qu'un airain sonnant et une cymbale retentissante.
Or, je vous demande, mes frères, ce sentiment de douleur sur le peu d'usage que vous avez fait jusqu'ici de tant d'instructions entendues, vous est-il même connu? La seule pompe extérieure que vous portez ici, femmes du monde, nous annoncet-elle cette disposition ? Les mêmes soins d'indécence et de vanité qui vous préparent aux spectacles profanes, ne vous conduisent-ils pas à nos instructions où le monde est condamné? Y faites vous quelque différence? et ne semble-t-il pas ou qua
PREMIER DIMANCHE DE CARÊME
nous devons vous y annoncer les maximes insensées des théâtres , ou que vous n'y venez vous-même que pour insulter par un appareil indécent, même selon le monde , aux saintes maximes de l'Évangile ?
Mais que dis-je, mon cher auditeur? Loin de vous reprocher tant de vérités jusqu'ici entendues sans fruit, hélas! vous vous savez peut-être bon gré d'y être insensible ; peut-être vous faites-vous une espèce de force et de vanité déplorables de nous écouter de sang- froid; vous regardez peutêtre comme un bon air et une supériorité d'esprit, que ce qui touche tous les autres vous laisse tout seul calme et tranquille ; vous faites peut-être ostentation de votre insensibilité : il semble que ce serait une faiblesse à vous d'être sensible à des vérités qui triomphèrent autrefois des philosophes et des césars ; à des vérités descendues du ciel , et qui portent avec elles des caractères si divins d'élévation et de sagesse ; à des vérités qui font tant d'honneur à l'homme , et les seules dignes de la raison ; à des vérités si consolantes pour le cœur, et seules capables de porter la paix et la tranquillité au dedans de nous-mêmes ; à des vérités enfln , qui nous proposent de si grands intérêts, et pour lesquelles on ne peut être indifférent sans fureur et sans extravagance. Vous vous vantez du peu de succès de notre zèle, et que tous nos discours vous laissent tels qu'ils vous trouvent ; et vous croyez par là faire honneur à votre raison. Je ne vous dis pas que vous vous vantez d'être dans ce fond de l'abîme, et dans cet état de réprobation, oii il n'est presque plus de ressource, ce qui est digne ta même temps d'horreur et de pitié : mais je vous dis que la marque même la plus sûre d'un esprit frivole et léger, d'une raison médiocre et bornée , d'un cœur mal fait et incapable de grandeur et d'élévation , c'est de ne trouver rien qui frappe , qui étonne, qui satisfasse, qui intéresse dans les vérités si sages et si sublimes de la morale de Jésus- Christ.
Car du moins les pécheurs d'un autre caractère conservent encore un reste de respect, et une certaine sensibilité pour la vérité, qui subsiste avec une vie d'ailleurs criminelle, mais qui est toujours la marque d'un bon cœur, d'un cœur à qui il reste encore du goût pour le bien; d'une raison sensée, qui , quoique entraînée par le monde et par les passions, sait se rendre justice, sent encore la force de la vérité qui la condamne , et laisse en nous des ressources de salut et de repentir. Ces pécheurs conviennent du moins que nous avons raison : ils ne changent rien à leurs mœurs , il est ^Tai ; mais
du moins la vérité les touche , les trouble , les agite , excite en eux de faibles désirs de salut, et des espérances d'une conversion à venir : ils sont fâchés même de se trouver trop sensibles aux terreurs de la foi : ils craignent presque de nous entendre , de peur de perdre cette fausse tranquillité , qui fait toute la douceur de leurs crimes : ils cherchent , au sortir de nos discours, à se dissiper pour égayer un fonds de trouble et de tristesse , que les vérités entendues ont laissé dans leur âme : ils vont aussitôt porter au milieu du monde et des plaisirs l'aiguillon secret que la parole de Dieu a laissé dans leur cœur, afin d'y trouver une main flatteuse qui l'arrache, et qui referme la plaie d'où devait sortir leur guérison : ils craignent qu'on ne brise leurs fers : ils tournent latête pour ne pas voir la lumière qui vient troubler la douceur de leur sommeil. Ils aiment leurs passions, je l'avoue, mais du moins ils n'insultent pas à la vérité; au contraire , ils rendent gloire à sa puissance en se faisant des remparts contre elle : ce sont des pécheurs faibles , qui , craignant de ne pouvoir se défendre contre Dieu , le fuient et l'évitent. Mais pour vous, vous nous faites une gloire affreuse de l'attendre de sang-froid , et de ne pas le craindre; vous trouvez de l'élévation et de la philosophie à vous mettre au-dessus de ces terreurs vulgaires ; vous croyez qu'une crainte religieuse déshonorerait l'orgueil de votre raison ; et tandis qu'en secret vous êtes l'âme la plus lâche et la plus timide, la plus abattue au premier péril qui vous menace, la moins ferme contre les événements, la plus agitée au gré des espérances et des craintes frivoles de la terre, vous vous piquez de courage contre la vérité : c'est-à-dire, vous avez tout ce qu'il y a de bas et de vulgaire dans la crainte, et vous rougissez d'en avoir ce qu'il y a de grand et de raisonnable; vous n'avez point de force contre le monde , et vous faites parade d'une valeur insensée contre Dieu.
Seconde disposition qui doit vous conduire à nos instructions, une douleur sur le peu de fruit que vous en avez retiré jusqu'ici. La dernière, c'est un sentiment de reconnaissance sur ce moyen de salut que Dieu vous ménage en vous conservant le dépôt de la vérité, et continuant au milieu de vous la succession des ministres seuls autorisés à vous annoncer la parole sainte.
En effet, le plus terrible châtiment dont Dieu frappait autrefois les iniquités de son peuple , c'était de rendre au milieu d'eux sa parole rare et précieuse. Us parcourront, dit-il dans son propliète (Amos, VIII, 12), de l'Orient à l'Occident, pour chercher quelqu'un qui leur annonce ma parole, et
ils ne le trouveront pas. Et non-seulement il ne suscitait plus de véritable prophète dans Israël , mais il permettait qu'il s'élevât au milieu de son peuple de faux docteurs, qui détournaient les tribus de son culte , et venaient leur prêcher des dieux que leurs pères n'avaient pas connus.
Or, c'est une miséricorde de Dieu bien signalée , mes frères, que malgré les iniquités qui semblent montées à leur comble parmi vous, il vous suscite encore des prophètes et des pasteurs qui vous annoncent une parole saine et irrépréhensible. C'est une protection du Seigneur bien singulière , de n'avoir pas permis que l'erreur ait prévalu sur la vérité au milieu de nous, comme parmi tant de peuples voisins de cette monarchie , et que l'étincelle du schisme etde la nouveauté, qui s'éleva le siècle passé, et qui pensa embraser toute l'Europe , n'ait pas désolé tout son héritage, et succédé dans nos Gaules, oii elle semblait avoir pris naissance et oii elle avait déjà fait de si tristes progrès, à la foi de nos pères.
Oui, mes frères , c'est sa bonté toute seule qui a conservé la paix à ce troupeau, la liberté à notre ministère, la succession légitime à nos pasteurs, les usages anciens et vénérables au culte, le dépôt de la doctrine et de la vérité à nos églises. Combien d'infortunés, dans les lieux où l'erreur est sur le trône, trouvent aujourd'hui au pied des mêmes chaires où leurs ancêtres avaient ouï les paroles de la vie éternelle et l'évangile de paix, une doctrine de mort , de rébellion et de mensonge ? Combien d'âmes séparées de l'unité, mais disposées à recevoir la vérité et à l'aimer, ne périssent que parce qu'on leur propose 'l'erreur revêtue des apparences de la vérité, etqu'on se sert pour les perdre de la même docilité qui aurait dû les sauver.^
Eh! qu'avez-vousfait qui méritât que vous fussiez discernés de tant de nations séduites? pourquoi n'avez-vous pas été enveloppés dans la même condamnation? pourquoi avez-vous habité cette heureuse terre de Gessen, seule éclairée des lumières du ciel , tandis que tout le reste de l'Egypte fut frappé de ténèbres? N'est-ce pas la miséricorde de Dieu toute seule qui vous a discernés de tant de peuples qui s'applaudissentde leurs erreurs etde leur schisme? Vous êtes encore sous les yeux de vos pasteurs , vous recevez encore la doctrine des apôtres des mains de leurs successeurs ; la vérité coule encore sur vous d'une source pure et divine! les chaires chrétiennes retentissent encore de toutes parts des maximes de la foi et de la piété; et la bonté de Dieu vous ménage encore mille moyens de salut , en vous conservant celui de l'instruction et de la doctrine.
SUR LA PAROLE DE DIEU. ig3
Cependant venez-vous nous écouter avec un coeur touché de reconnaissance? Regardez-vous comme un bienfait signalé de Dieu sur vous le dépôt de la vérité et de la parole sainte qu'il vous a conservée et qu'on vous annonce encore? Dites- vous quelquefois avec le Prophète : Il n'en a pas usé de même envers tant de nations, auxquelles il ne daigne pas manifester ses jugements et ses justices'? (Ps.