‹ ŒuvresChapitre 116 sur 302 · ACTE II, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VI

La douceur me chatouille , et là-dedans remue Certain je ne sais quoi dont je suis tout émue.

Arsolphe , bas , a part.

O fâcheux examen d'un mystère fatal , Où l'examinateur souffre seul tout le mal !

(haut.) Outre tous ces discours , toutes ces gentillesses , Ne vtms faisoit-il point aussi quelques caresses ?/

AGNÈS

Oh tant ! il me prenoit et les mains et les bras , Et de me les baiser il n'étoit jamais las.

Arnolphe.

Ne vous a-t-il point pris , Agnès , quelque autre chose 2

( la voyant interdite.) Ouf!

Hé! il m'a...

ARNOLPHE

Quoi?-

AGNÈS

pris...

À. KNOLPHE.

Hé!

AGNÈS

le.,.

ARNOLPHE

Plaît-il?

AGNÈS

Je n'ose, ï"t vous vous fâcherez peut-être contre moi.

ARNOLPHE

Non.

AGNES

Si fait.

ARNOL P HE,

Mon dieu ! non.

Jurez donc votre foi, ♦

A UN OLP HE.,

Ma foi , soit.

AGNÈS

Il m'a pris... Vous serez en colère.

ARNOLPHE

Non.

AGNÈS

Si

ARNOLPHE

Non , non , non , non. Diantre ! que de mystère ï Qu'est-ce qu'il vous a pris ?

AGNÈS

Arnolphe, à part.

Je souffre en damné.

AGNÈS

Il m'a pris le ruban que vous m'aviez donné. A vous dire le vrai , je n'ai pu m'en défendre. ARNOLPHE, reprenant haleine.

Passe pour le ruban. Mais je voulois apprendre S'il ne vous a rien fait que vous baiser les bras.

AGNÈS

Comment I esfc--ce qu'on fait d'autres choses ?

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