acte par lequel on regarde Dieu vivenent et fixement Tons ces actes ne
sont que des moyens, et nous trouTons heureusement en Dieu la fin que nous cherchons par ce moyen. MalauaLf Pratique Jacile.
Ceux qui ne sont pas instruits , veulent se tirer de là pour faire un acte de contrition ^ parce qu^ils ont ouï dire que cela est nécessaire , il est vrai : mais ils ne voient pas quHIs ont un acte e'minent qui comprend les autres avec plus de perfection, quoiqu'ils n'aient pas ceux-ci comme distincts et multipliés. Moyen court.
(a) Dieu lui re'vela (à Françoise Lopez) qu'un quart d'heure d'oraison. de simple regard , vaut mieux que cinq jours d'exercices pénibles , de cilices , de discipline, de jeûnes et de coucher sur la dure; parce que tout cela ne mortifie que le corps , et que le recueillement purifie l'âme. JHolinos, Guide spiriU iiv. I, chap. 13, n. 80.
(3) Ce terme est de F abbé d'Estit^aly conférence 11, page 121, quand l'âme est entièrement absorbée en Dieu.
(4) L'EgHse augmente tous les jours en lumières et en connaissances ; elle continue à recevoir les anciennes avec plas de clarté, et aussi elle en reçoit de nouvelles. Malaual, Pratique facile,
* Ces paroles sont tirées du Moyen court, page i34*
SUR LE QUIÉTISME. BSg
ces longues lectures , ces longs travaux , ces longues abstinences des saints, sont ^es matières très-propres à brûler long-temps dans le feu du purgatoire? Malheureux ceux qui les ont pratiquées ! ils croyaient éviter les souffrances de l'autrç vie, en expiant en celle-ci par des mortifications volontaires, les peines dues à leurs péchés ; qu'ils ont été trompés , si cela n'a fait qu'augmenter leur souffrance en l'autre vie , bien loin de la diminuer !
Direct. Ce sont des profondeurs , ma fille, oii nous ne devons point entrer et dont la connaissance est réservée à Dieu seul ; contentons-nous de bien user de ses dons , et de tirer par notre fidélité envers lui , tous les secours qu'il a bien voulu attacher à l'oraison de simple regard.' Yous m'avez dit, ce me semble , que par un regard fixe vous y contempliez Dieu partout.
Pénit. Je vous l'ai dit, et il est très-vrai.
Direct. Sans vou« détourner vers aucun de ses différens attributs (0?
Pénit. Oui , mon père , de peur de multiplier les actes.
Direct. Du moins vous pensiez à la Trinité , à Dieu seul , à la vérité ; mais à Dieu comme père , comme fils , et comme Saint- Esprit (2)?
Pénit. Non , non , mon père , et je vois bien que votre charité me tend un piège pour me faire tomber dans des réponses qui vous donnent occasion de me rendre plus instruite; je n'ai point pensé à tout cela , pas même à la Trinité en général , mais à Dieu présent partout. ^ *
Direct. Du moins vous est-il venu en pensée qu'il est imi|iense et infini?
Pénit. C'est ce qui résulte, je crois, de sa présence en tons lieux ; mais je n'ai pas été jusque-là.
Direct. Cela en est mieux; et de sa toute-puissance rien?
Pénit. Rien du tout, je vobs assure.
Direct. J'en suis ravi; mais vous avez été quelque. peu touchée de sa bonté infinie I
Pénit. Presque point, mon père, et vous pouvez me croire.
(i) La considération de la bontë , de la sagesse et de la puissance de Dien , .■sont des moyens pour nous élever à Dieu , et quand nous y sommes ,' il faut nous arrêter là , et qnitter les considërations particulières de ces perfections divines , distinctes et abstraites , qui ne nous font pas voir Dieu comme il est en lui-même, mais comme il est dans la faiblesse de notre entendement ; et quand nous nous arrêtons avec fermeté par la foi toute nue, sur Pinfinité d,e son essence ^ nous le regardons comme il est en lui-même avec ses perfections. L'abbé d'Estival f Conférences mystiques.
(2) Dans Poraîson , on doit demeurer dans une foi obscure et universelle avec quiétude , avec un oubli de toutes autres pensées particulières et distinctes des attributs 4e Dieu et de la Sainte ïriiiitc. Proposition n de MoUnos con^ damnée.
34o DIALOGUES
Direct. C*est encore trop, ma chëre fille.
Penit. Il est si naturel d'y penser un peu.
Direct. Ce n'est pas une excuse au contraire; car ceci est tout surnaturel et tout extraordinaire.
Mais étiez-vous d#ns ce vaste néant , ce total néant que je vous ai recommandé comme la base de l'oraison de simple présence , et qui mène droit au repos central?
Pénit. Oui , mon père , j'étais comme une femme tout-à-fait perdue et anéantie.
Direct. Comme un corps mort?
Pénit. Et enterré (i), ainsi que je me l'imaginais. Je n'étais plus sur la terre, je n'étais plus (2). Je me suis aussi appliquée , mon përe , ces paroles du psalmiste que vous m'avez apprises : J'ai été comme une béte, comme une jument devant vos yeux; et aussi cet autre endroit : comme un cheval et un mulet qui sont privés d'entendement; enfin je tâchais à devenir comme une statue ou comme une souche.
Direct. Yos intentions sont droites *^ il manque là une certaine stupidité , une évacuation de l'esprit d'Adam jusqu'à un certain point (3); on le voit bien : cependant voilà des efforts, des actes réfléchis pendant l'oraison; des péchés , ma chëre fille, des péchés , ou peu s'en faut. Vous êtes morte , dites-vous , et comme enterrée , cela est bien; mais vous ne deviez pas être en état de connaître que vous étiez telle , et de pouvoir jamais m'en rendre un si bon compte (4).
(i) Une âme gai s'abandonne sans réserve et sans prendre garde à elle , h la sainte et spirituelle inaction , peut dire avec saint Augustin : Que mon âme se taise , et ne veuille rien fure ni penser quoi que ce soit j qu'elle s'oublie ellemême et se submerge dans la foi obscure , puisqu'elle sera d'autant plus en sûreté, qu'elle sera plongée plus avant dans le néant et comme perdue. Molinos, Guide spirituelle.
Cela ne se peut faire que par la mort de nous-mêmes et de notre propre action, afin que l'action de Dieu soit substituée à sa place. Moyen court.
La fidélité de l'âme dans cet état, consiste à se laiser ensevelir, enterrer , écraser, marcher, sans se remuer non plus qu'un mort. Livre des Torrens.,
(3) Qui réveillera l'âme de son sommeil doux et paisible ? si elle est endormie dans le néant : d'^où David tomba sans le savoir dans le parfait anéantisse* ment. Jid nikilum redactus sum et nesciui. Molinos, Guide spirit., 1. 3, ch. 20^. n. 201.
(3) Il faut donc donner lieu à cette vie (du Verbe ) de s'écouler en nous , ce qui ne se peut faire que par l'évacuation et la perte delà vie d'Adam. Moyen courtf , page 89.
(4) Dans le temps delà contemplation passive, on ne doit point prendre garde à ce qae Dieu opère en nous ^ car ce serait mettre un obstacle aux opé rations divines. Molincs, Guide spirit. , liv. 3, cb. i4 r i** i^^*
Une personne qui n'a aucun sentiment de ce qu'elle fait, et h qj^i au contraire il semble qu'elle ne fait rien , ne ponvant voir ce qu'elle fait , s'hiunilie
Slrtl LE QUIÉTISME. 34i
Dans le fort de la contemplation , ne vous êtes-vous point sentie un peu touchée de la crainte des jugemens de Dieu? Je you.<» fais, ma fille , cette demande , parce que je vous connais la conscience tendre et sujette à s'ébranler par les scrupules , et que je me souviens que vous me jetâtes , je ne sais à quel propos , ce passage qui dit , que le commencement de la sagesse est la crainte de Dieu.
Pëivit. Cela est vrai, mais il me souvient aussi que vous me répondîtes que cette leçon était bonne à faire à des enfans, ou tout au plus à un commençant; qu'il était permis de craindre Dieu une fois en sa vie lorsqu'on ne faisait qu^entrer dans les voies mystiques et extraordinaires, mais qu'il n'y avait rien ensuite de plus fatal à la perfection , que de réitérer cet acte de crainte de Dieu. D'ailleurs , comment aurais-je pu me laisser aller à la crainte de Dieu » si je n'ai pas songé le moins du monde à le considérer comme juste?
Direct. Comme miséricordieux ^ ma fille?
Penit. Sur cela, mon père , je vous dirai que j'ai fait les derniers efforts pour ne point recevoir dans mon esprit l'idée de la miséricorde divine , et pour noiettre eu sa place celle de la seule présence de Dieu.
Direct. Hé bien?
Pénit. Voulez-vous que je vous dise la vérité?
Direct. C*est ce que je demande.
Pénit. Je n'y ai réussi qu'à force de ne penser ni à l'un ni à l'autre, ni à chose qui fût au monde» Je tombai dans une espèce de défaillance au milieu de mon oraison , lassée d'avoir été deux heures de suite à faire mes efforts pour ne penser à rien , et je demeurai en cet état dans une inaction , comme il me semblait , et dans une stupidité parfaite (i).
âi plein et confesse qu'elle n'est propre à qaoi qne ce soît , et que ce qu'elle a de bon vient de Dieu. Falconi , Lettre à une Fille spirituelle.
Due âme spirituelle ne doit point s'amuser à réfléchir sur ce qu'elle opère, ni à penser si elle met en pratique ou non les vertus. Ihid.
L'âme spirituelle dans l'oraison doit garder un profond silence et s'abandonner toute à Oieu , comme si elle ne pensait plus à soi , ^arce qu'une personne qui prie, doit s'oublier et tout ce qu'elle fait, et que la parfaite oraison est celle où celui qui prie ne se souvient pas qu'il est actuellement en prière. Ihid.
Quand l'âme agit par dépendance de la grâce , elle agit sans qu'elle s'en aperçoive , et n'est point oisive. Moyen court.
(i) Quand une âme entre dans l'oraison elle doit se remettre entre les mains de Dieu avec une parfaite résignation ,' faire un acte de foi , croire qu'elle est en la piésence de Dieu, demeurer dans cette sainte inaction , pleine de tranquiUite' et de silence , et tâcher de continuer par la foi et par l'amour, tout le jour, toute l'année, et même durant toute la vie ce premier acte de contemplation. Molinos , Guid. spirit. liv. i, chap. i3, n. 85.
Oraison mort volontaire de toutes les actions, de toutes les affections, de
34a DIALOGUES
Direct. Sans qa'aucunes images vous passassent par l'esprit (i) , auriez-vous ëtë assez heurease pour cela ?
PéniT. Je me ressouvins, malgré moi, d'un tableau de sainte Thérèse que j'avais vu autrefois aux petites Carmélites.
Direct. O Iconoclastes que vous aviez raison !
Pénit. Quel grand mot dites-vous là , mon père?
Direct. Poursuivez , ma fille.
Pénit. Elle jetait de sa bouch« un rouleau de papier oii étaient écrits ces mots ^ Miaericordiaa Domini in cçtemum cantabo , qu'on m'a dit signifier en français : Je chanterai dans toute Pétev' nité les miséricordes du Seigneur : ce verset pendant quelque temps , ne pouvant sortir de ma pensée , je le récitais comme du fond du cœur sans rien articuler , et sans remuer les lèvres.
Direct. Mais vous délectiez- vous à cette idée?ycanscntiez-vous?
Périt. Je crains que cela ne me soit arrivé^ car j'ai appris, il y a long-temps , que cette grande sainte avait souvent ces paroleslà dans la bouche , et que c'était pour cette raison qu'on la peignait de la manière que je vous ai dite : ainsi je demeurai un instant à go Ater ce pieux mouvement de sainte Thérèse , et à trouver de l'onction dans cette vive espérance qu'elle a de chanter dans tous les siècles les miséricordes de Dieu à son égard.'
Direct. Voilà qui va mal , ma chère fille , vous le voyez bien vous-même. Il n'y a point là de simplicité d'acte , point de cessation de propre action ; rien au contraire que multiplicité , que propriété et qu'activité, qu'espérance de salut , que confiance aux miséricordes de Dieu (2). Ah! que l'image de sa présence en tous lieux est infiniment élevée au-dessus de telles idées !
tons les raisonnemens , de tous les actes de la me'moire , de tout ce qui n'est point Dieu , et qvii conduit à Dieu. Malaual , Pratique facile.
(i) Ce nWt rien de Dieu que tout ce que Ton se figure j la vive foi de sa présence suffît, afin de ne se former nulle image de lui. Moyen court.
(3) Quand on est avance' dans la voie spirituelle , il faut se défaire peu à peu des mouvemens sensibles des actes redoubles, et de la réflexion volontaire dans Toraison , parce qu'en se de'barrassant de toutes ces choses , on monte au plus sublime e'tat de l'esprit. Falconi , Lettre h une Fille spirituelle.
Les saints, après qu'ils sont parvenus à l'acte continuel de foi, d'abandon et d'amour, ne se permettent ni soupirs / ni oraisons jaculatoires, ni quoi que ce soit de sensible. Ibid,
Les signes de l'oraison de contemplation active , sout le recueillement de raine dans sou intérieur, le silence, la quiétude, la simplification du cœur, le reeard tranquille des choses de Dieu , la vive foi en Dieu présent, l'omission de sa recherche, la rareté des affections, le mépris de soi, etc. La Combe, analyse de V Oraison mentale.
Quand votre âme concevrait des pensées et des affections propres à vous élever à Dieu , vous ne les def ez recevoir que comme une simple disposition pour vous recueillir en Dieu , et non conmie une matière pour vous occuper : C'est-à-dire qu'aussitôt qu'il vous vient une pensée ou une affection , vous devez
SUR LE QfJIÉTiSME. 343
qu'il est vrai qu'il n'est pas donné à tous de renoncer à sa propre opération , et d'entrer dans le bienheureux dépouillement de toute connaissance positive !
Ce sont des regards, ma fille, que vous avez eus, mais des regards obliques , circulaires ; il les faut simples , droits , fixes , pour avoir l'expérience de Dieu; ils ont souvent manqué à votre sainte Thérèse. Ne nous faisons point, je vous prie , un capital de Ja croire dans nos principes , encore moins de la choisir pour notre modèle } il s'en faut beaucoup que toutes ses heures se soient passées dans l'état^^blime de la contemplation acquise ; les plus pénétrans d'entre nous ne reconnaissent point le simple regard dans sa manière d'oraison. Sa vie est un continuel usage de confessions et de communions : on voit dans cette Espagnole une soif démesurée de croix, de tribulations, de mortifications; presque point de suavité , de sommeil spirituel et de quiétude. Elle se plaisait à entendre prêcher : elle faisait des lectures spirituelles , se répandait en affections et en aspirations , se servait de prières vocales , ne parlait que d'amour de Dieu , que de crainte de sa justice; /enfin, elle étourdissait tout le monde de l'amour du prochain.
On assure à la vérité qu'elle est parvenue à des états extraordinaires; mais comment pensez-vous? sans les désirer, sans les chercher, sans pouvoir se les procurer , sans être maîtresse de ne les pas éprouver , ou de les faire finir.
Encore, puisqu'il faut tout dire, ces choses lui sont arrivées rarement , et elle les a cachées avec tout le soin imaginable.
Avait-elle, comme nous, une méthode infaillible, et comme une mécanique sûre pour cheminer droit et sans broncher dans cette vie intérieure? aurait-elle pu donner, comme je fais par la grâce de Dieu (i), des règles invariables pour porter tout d'un coup les personnes de l'un et de l'autresexe , un enfant , un valet ,
la laisser sans vous y arrêter, afin de tous affermir en Dieu seul, sans avoir recours , ni à Pentendement, ni h la mémoire, ni à la volonté' , comme si vous n^aviez point ces puissances. Malay^al y Pratique facile. *
La contemplation consiste à aimer Dieu sous une idée universelle de tout ce qu'il est, et de tout ce (^uile rend aimable. Ibid.
Dans sa réponse il soutient que c'est la différence de la contemplation d'aidée la méditation.
Sitôt que quelque pensée de pieté, comme celle que Dieu a crée le ci«l et la terre, aura fait naître Tidee de Dieu, aussitôt jetez un regard amoureux vers Dieu pre'sent, qui e'tant partout, est aussi par conse'quent dans votre âme, et arrêtez ce simple regard sur lui autant de temps qu'il vous sera possible , sans rien penser ni rien de'sirer pendant ce temps-là , parce qu'ayant Dieu , vous avez tout. 4^' abbé d'Estival , Conférences mystiques.
(i) Molinos donne ces instructions dans son introduction à la Guide spirituelle, sect. 3, et dans le livre 3, cbap. i4 et i$.
un paysan « un maçon , jusqu'à ]a sublimité de l'oraison ineffable (i), et cela toutes les fois qu'il leur en prend fantaisie ? Non , madame , soyez-en persuadée ; semblable à ceux qui vivent au jour la journée, elle souffrait ses ravissemens et ses extases y quand ils lui arrivaient , Ainsen pouvoir jamais régler ni les commencemens , ni le progrès, ni la fin.
Demandez, demandez , ma fille, à madame votre belle-mëre , k monsieur votre mari , à monsieur votre beau-frëre ( il est docteur), s'ils croient que les coups dont ils cherchent quelquefois à vous atteindre , portent le moins du monde sur leur sainte Thérèse , et si les admirateurs de cette fille , je dis ses plus grands panégyristes , ont jamais appréhendé dans tout ce qu'ils ont publié à son avantage , de flatter nos intérêts ou d'appuyer notre doctrine?
Je vous parle ainsi , ma chère fille , pour vous détromper une bonne fois de l'erreur oii sont la plupart de vos commençans , et dont je ne puis assez m'étonner ^ car ils ne voient en nous ni vie purgative, ni illuminative, ni unitive; nulle affectation de la prière et des bonnes oeuvres ; point de méditations sur les attributs divins, et cependant je ne sais par quelle faiblesse ou pusillanimité , ils croient faire beaucoup. pour notre association, d'y ranger la plupart des saints modernes, et surtout les contemplatifs de réputation. Mais l'heure presse : Je voudrais, madame , savoir de vous , avant de nous séparer , si Dieu vous a parlé dans votre oraison ?
Penit. Je n'ai, mon père , entendu aucune yoiz.
Direct. Aucune voix?-
Pénit. Non , mon père.
Direct. Mais dans ce profond ravissement oii vous étiez, Dieu ne vous disait-il pas, quoiqu'intérieu rement, faites ceci, ou ne faites pas cela ? car vous savez que c'est ce qu'on appelle motion divine.
Pénit. Il y a apparence qu'elle m'a manqué dans mes dernières oraisons.
Direct. Vous l'avez donc éprouvée quelquefois?
Pénit. Pour vous dire , mon père , sans déguisement ce qui en est , je suis persuadée que j'ai été privée par mon indignité , de cette divine faveur , hors peut-être cette unique fois que je perdis la messe du dimanche par inspiration.
(î) Le don excellent de la contemplation a été souvent accorde dès le commencement, à de petits enfans et à de petites filles de quatre ans , à des gens grossiers, et ^ des femmes de Tillage. La Combe , Analyse éê f Oraison mentale.
Fulconi y appelle aiis>i tout le monde dans sa Lettre à une Fille spirituelle.
Direct. Depuis celle-là , ma fille , vous ne vous souvenez point d'en avoir eu d'autres, ni que Dieu vous ait fait entendre sa