‹ ŒuvresChapitre 119 sur 136 · DE LA PREMIÈRE ÉDITION EN · texte numérisé non relu

DE LA PREMIÈRE ÉDITION EN

Il y a loDg-temps que cet ouvrage est composé; et peut-être n'en est- il pas moins digne de voir la lumière. Quand j'en conçus le dessein , j avois plus d'imagination que je n'en ai aujourd'hui. Je m'étois toute ma vie exercé en ce genre de poésie que nous nommons héroïque : c'est assurément le plus beau de tous, le plus fleuri, le plus susceptible d'ornements, et de ces figures nobles et hardies qui font une langue à part, une langue assez charmante pour mériter qu'on l'appelle la langue des dieux. Le fonds que j'en avois fait, soit par la lecture des anciens, soit par celle de quelques uns de nos modernes, s'est presque entièrement consumé dans l'embellissement de ce poëme, bien que l'ouvrage soit court, et qu'à proprement parler il ne mérite que le nom d'idylle. En quelque rang qu'on le mette, il m'a semblé à propos de ne le point séparer de Psyché. Je joins aux amours du fils celles de la mère, et j'ose espérer que mon présent sera bien reçu. Nous sommes en un siècle

où on écoute assez favorablement tout ce qui regarde cette famille., Pour .moi, qui lui dois les plus doux moments que j'aie passés jusqu'ici, j'ai cru ne pouvoir moins faire que de célébrer ses aventures de la façon la plus agréable qu'il m'est possible.

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