FIN DE LA CAPTIVITÉ DE SAINT MALG
Digiti
3ao AVERTISSEMENT.
Braye des temps jaloux l'atteinte criminelle, Et se voie eu tous lieux ériger des autels; Déjà yainqueur du Styx et du sombre monarque, Tu YÎens pour nous encore anëantir la parque, Et tu veux qu avec toi nous soyons immortels.
Nous avons donné, dans notre Histoire de la vie et des ouvrages de La Fontaine, des détails sur la découverte du quinquina, et sur le volume de La Fontaine qui renferme le poëme consacré à la louange de ce puissant spécifique. Nous y renvoyons les lecteurs qui desireroient sur ce sujet de plus amples éclaircissements.
Noua remarquerons seulement ici que La Fontaine i*est servi principalement, pour la composition de son poëme, du traité d'un médecin de ses amis, intitulé : De la Guérison des fièvres par le quinquina. Ce traité eut une grande vogue, et il s'en fit en peu d'années cinq éditions, savoir, une à Lyon en 1679, et quatre à Paris en 1680, 1681, i683, et 1688. Comme elles parurent toutes sous le voile de l'anonyme , le nom de l'auteur, malgré une si grande publicité, étoit resté inconnu, jusqu'à ce que nos recherches nous eussent fait découvrir une traduction latine de ce même traité , avec le nom de son auteur. Elle est imprimée dans le Zodiaùus Medico-GaUiçus, quatrième édition, in-4°9 1682, p. 61 ; et intitulée : Tractatus de febrium curatione per usutii quinquinœ, auctore Monginot. Dans nos notes , nous avons jugé utile de fair« le rapprochement de ce traité , et d'autres de la même époque, avec le poëme de La Fontaine. Nous avons aussi fiiit usage, pour éclaircir plusieurs passages obscurs, d'un travail que le docteur Breschet a bien voulu, d'après notre invitation , entreprendre sur ce poëme.