‹ ŒuvresChapitre 127 sur 136 · k6 LE QUINQtllSiL · texte numérisé non relu

k6 LE QUINQtllSiL

Les remèdes aloos de iKMiveaa iiépétés.

Casse , rhubarbe , enfin maiiile eboœ pareiUe, Et sur-tout la diète, acbevoientle surplus,

Ghasscnent ces restes sup^ikis, Belâchoient, resserroient^ kinomM un nouvel Aonune:

Un nouvel homme ! un homme usé.

Lorsqu avec ta»t d'^prêtt cet.<]^yn$'90 ooHao^UM, Le trésor de la \p^ e$i bienipt ^puiaié * .

Je ne veux pour témoins de ces expérîdMes Que les peuples sans lois , $&w m^i, et; 59119 smences: Les remèdes kéqnent^ Utabré^m pcÎAt feiwci îoars, JRien n en hâte le ]x>ffig«t le paisible cqw^« Telle est dfi^ Iroqiioîs la geat presque iomMMndi^ ; La vie après.cent ans che^eu^ eaten^i? beUe.

Ils lavent lews mbnt^ aun; riiî^seim^ les pbis finoids, La i^èpemi tronc d'un arl^e, av^cq^wsoa our^fud^^ Attache la nouvelle et temlpe cr4ai(ur^ ^ Va saiiip wri apprêter un viefts non acheté.

Ils ne trafiquentpoîpt des' AiW 4e ts^pattupe; Nous vendons c^0r Wa biens qui nous onit pei» coûté. L'âge oii)iioiiis s9iii«»Q9' vi<»]^ est leur adolesceBce^ Enfin il favjt^mouriir ; car saiïs ce comcann soet Peut-être ils se mettroient à Tabffi delà mort

Par le smouxa de VigiiManoe.

' Le traitement des fièvres étoit tel que La Fontaine l'indique i(û m»nth ohovali^r T^olbot^ qni.fic è.oec i^ardiiae réii»Hitîon en mé^^k^^ >«tqi:ii(4éto(lit,.cQnMM: 4)0808 ddi^||eir6na«ft,:k^ète, Ift 4^4^^ 9 .^% > ^9B : piUÇMk^ns I pwdboti i^'ton pimioiti «on rçinide. (i^oYm,li9$f<xdt»irfil>hfi(qfMU^S'duJUnkma, sonvoàeédixiaki^ 1694? in- 1 3 , p. 1 7 et 2 2 .) .{4a piv9aiiè«pe^dki«l» dc-e^ Ainrce pamt 9» 1689.

CHAST I^RBMIEB. 3!»7

Pour nous , fils du savoir, ou, pour en parler mieux , Esclaves de ce doo que nous onl fait les dieux, Nous nous sommes prescrit une étude- infinie. L'art est long,. et tpoipi courts les termes de la vie. Un seul point aég^ii^ fait &Tet aisément.

Je prandmi de plus baut tout cet enchaînement , Matière.non enoor par les>Mu^a traitée, Route quaxiciiii meirtel ea ses vers u a tentée : Le dessein^eaeat grand, lesntooèa malaisé; Si je m Y perd« , au moiqs j aurai beaucoup osé. Deux portes sont au oœar ; chacune a sa valvule ' . Le sang , source de we, eat.par Tune introduit; L'autre huisaièiie permet qu'il sorte et >qii'il- circule ^ Des veines sans oeaier auxairtqres conduit..

Quand le oobic La jeçu, la e|ialeur naturelle En forme ces esprit^ ifu^aaimaux gn appelle.

Ainsi qu en un careuset il est raréfié.

Le plus pue, le.plus vif^.le mieux qualifié.

En atomes extrait quitte. la» massfi; entière, S'exhale, et sort enfin par le reste attiré.

Ce reste rentre encore , est encore épuré ; Le chyle y joint toujours inatière sur matière. Ces atomes font tout ; par les uns nous croissons ; Les autres, des objets touchés en cent façons, Vont porter au cerveau lès traits dont ils s'empreignent,

* Notre poëte décrit ici d*uQe manière très exacte la eircuIatioD du sang découverte par le docteur Harvey, ce qui exclut la doctrine de la pfré^pçe f]|%g#| o^ des qsprity. ^^9 les vaisseaux artériels, qu'il a exposée plus haut, et à laquelle plusieurs médecins de ce t«mps étoieat enoore attacbés» {M>tes mu» du docteur Brescket. )

3a8 LE QUINQUINA.

Produisent la sensatioii.

Nulles prisons ne les contraignent:

Us sont toujours en action.

Du cei^veau dans les nerfs ils entrent , les remuent; C'est Fétat de la veille ; et rédproquement, Sitôt que moins nombreux en force ils diminuent, Les fils des nerfs lâchés font Fassoupissement. Le sang s acquitte encor chez nous d'un autre, office. En passant par le cœur il cause un, battement; CTest ce qu on nomme pouls , sûr et fidèle indice

Des degrés du fiévreux tourment.

Autant de coups qu'il réitère, Autant et de pareils vont d'artère en artère Jusqu'aux extrémités porter ce sentiment.

Notre santé n'a point de plus certaine marque

Qu'un pouls égal et modéré ; Le contraire fait voir que l'être est altéré ; Le foible et l'étouffé confine avec la Parque,

Et tout est alors déploré.

Que l'on ait perdu la parole , Ce truchement pour nous dit assez notre mal, Assez il fait trembler pour le moment iEsital :

Esculape en fait sa boussole. Si toujours le pilote a Fœil sur son aimant, Toujours le médecin s'attache au battement.

C'est sa guide ; ce point l'assure et le console

En cette mer d'obscurités Que son art dans ùos corps trouve de tous côtés.

Ayant parlé du pouls, le frisson se présente.^

GHAST PREMIEB. 3%^

Un froid avant-coureur s en vient nous anAoneer Que le chaud de la fièvre aux membres va passer. Le cœur le fomentoit, cest au cœur ^uil s'augmente » Et qu'enfin parvenant jusqu à certain ejcès Il acquiert un degré qui forme les accès.

Si j'excellois en lart où je m applique, Et que Ton pût tout réduire à nos sona^ , J'expUquerois par raison mécanique Le mouvement oonvulsif des frissons :

Mais le talent des doctes nom^issons Sur ce .sujet veut une. autre manière.

Il semble alors que la machine entière Soit le jouet d un démon furieux.

Muse , aide-moi ; viens sur cette matiik*^ Philosopher en langage des dieux. .

Des portions d'humeur grossière, .

Quelquefois compagnes du sang , Le suivent dans le cœur, sans pouvoir, en passant^

Se subtiliser de manière Qu'il naisse des esprits en même quantité

Que dans le cours de la santé.

Un sang plus pur s'échauffe avec plus de vitesse : L'autre reçoit plus tard la chaleur pour hôtesse ; Le temps l'y sait aussi beaucoup mieux imprimer* Le bois vert, plein d'humeurs, est long à s'allumer : Quand il brûle , l'ardeur en est plus véhémente. Ainsi ce sang chargé repassant par le cœur S'embrase d'autant plus que c'est avec lenteur»

93a {.£ QUINQUINA.

Et regagne au éegvé ce qu^il perd par Talfte&te ' .

Ce degré c est la fièvre. A Tégard des retours

A certaine heureyeii cef>tain6 joiurs, C'est un point inscrutable y à moins quWne le fonde Sur les moments présents à cuii*e ou eonsmner L aliment ou Thumeur qui s'en est pu former.

Il n'est mierveiUe qui confonde Notre raison aveugle en mille autres eifels Comme ces temps mansfués où nos maux sont sujets. Vous qui chei^hez dans tout une cause sensible ,

IHtes-noue comme il est possible Qu'un corps dans te désordre amène règlement

L'accès, ou le redoublement.

Pour moi , je n'oserois^ entrer dans ce dédale ; Ainsi de ces retours je laisse l'intervalle : Je reviens au frisson , qui du défaut d'esprits

Tient sans doute son origine. Les muscles moins t^qdus , comme étant moins remplis,

Ne peuvent; lors dans la machine Tirer lueurs opposés de même qu'autrefois , Ni ceux-ci succéder à de pareils^ emplois.

Tout le peuple mutin, léger, et téméraire.

Des vaisseaux mal fermés en tumulte sortant.

* C'est la doctrine de François de Monginot, telle qu'il l'expose dans son traité intitulé De la guérison des fièvre» pat le qt^inquinaf i6da,in^ii3,,p. 3ft-44t Je çitçpRÎtq^pttr^Cflle dernière ëf|i|iop4u traite' de IVjlonginot^ parcequç c'e^t la seulq qqe je pojssède; loaisii en avoit paru trois éditions avant la publication' du poëme de La Fontaine, en t68a; et il fut traduit en latin cette année mémo. (Voyez ei-dessHS t'âyertissement, p. S^o. )

GHAItT PREMIER. }»i

Cause chez nous dans cet inatant

Un mouvemeDt involontaire.

Le peu qui s'en produit sort du lieu non gonflé, Comme on voit 1 air soictir d'un ballon mal enflé. La valvule en la veine, au ballon la languette, Geôlièi» peu «oigneuse à fermer la priscm, Laisse enfin éctiapi^or la matière inquiète : Aussitôt les esprits agitent $aiis raison , Deç^ , deU^ partout oii le haaard les pousse , Notre corps qui frémit k leujr moindre secousse. Le malade ressemble alors à ces vaisseaux Que des vents opposés et de contraires eaux Ont pour but du débris que Lsurs fiireurs méditent^ Les ministres d'Ëole et le flot les agitent ; Maint coup« maint tourbillon les pousse à tous moments, Frêle et triste jouet de la vague et des vents« En tel et pice état le frisson vient réduire Ceux qu'un chaud véhément menace de détruire. Il n est muscle ni membre en lasoemblage entier Qui ne semble être près du naufrage dernier.

De divers ennemis àXenvi nous traversent, Malheureuse carrière ou ces démons s exercent.

Si le mal continue , et que d'aucun repos La fièvre n'ait borné ses funestes complots « Dans les fiébricitants il n est rien qui ne pêche : Le palais se npincit, et la langue se sèche ; On respine avec peine , et d'un fréquent efioit ; Tout s'aitèfîe; et bientôt la raison prend Tesson Le médecin confus, redouble les alarmes.

33i LE QUINQUINA.

Une famille tout en larmea Consulte ses regards : il a beau déguiser.

Aucun des assistants ne s'y laisse abuser^ Le malade lui-même a lœil sur leur visage.

Tout ce qui l'environne est d'un triste présage; Sa moitié , des enfants , lun l'appui de ses jours , Un autre entre les bras de ses chastes «unours, Une fille pleurante , et déjà destinée Aux prochaines douceurs d'un heureux hyménée. -V> Alors , alors , il feut oublier ces plaisirs.

L'ame en soi se ramène, encor que nos désirs

Renoncent à regret à des restes de vie.

Douce lumière, hélas! me seras^tu i*avie?

Ame, où t'envoles-tu sans espoir de retour?

Le malade arrivé près de son dernier jour ,

Rappelle ces moments où pa*sonne ne songe

Aux remords trop tardifs où cet instant nous plonge.

Sur ce qu'il a commis il tâche à repasser :

En vain ; car le transport à ce foible {>enser

Fait bientôt succéder les folles rêveries ,

Le délire, et souvent le poison des furies.

On tente Témétique alors infructueux.

Puis l'art nous abandonne au remède des vœux.

*--" Pandore, que ta botte en maux étoit féc^onde !

Que tu sus tempérer les douceurs de ce monde ! A peine en sommes-nous devenus habitants , Qu'entourés d'ennemis dès les premiers instants, Il nous faut par des pleurs ouvrir notre carrière. On n'a pas le loisir de goûter la lumière.

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