‹ ŒuvresChapitre 74 sur 136 · LIVRE II. i6i · texte numérisé non relu

LIVRE II. i6i

1 esprit sam que persofioe me Tait appris : devant que FAmour fût le mari de Psyché^ cetoit son amant. Qu est-ce à dire amant?, s écria Fainée; y a>-t-*il des amaats au mande? S'il y en a! reprit la cadette : votre cœur ne vous Ta-t-il point encore dit? il y a tantôt six mois que le mien ne me parle d autre chose. Petite fille, reprit sa sœur, si Ton vous entend 9 vous serez criée*. Quel mal y a-t-il à ce que je dis? lui repartit la jeune bergère. Hél ma chère sœur, continua-t<-elle en lui jetant les deux hras au cou, apprenez-moi , je voiis;prie , ce qu'il y a dans vos livres. On ne le veut pas, dit rainée. C'est à cause de cela, reprit la cadette, que j'ai une extrême envie de le savoir. Je me lasse d'être un enfant et ime ignorante. J'ai résolu de prier mon père qu'il me mène un^ de ces jours à la ville ; et la première fois que Psyché se parlera à elle-même,: ce qui lui arrive souvent étant seule, je me cacherai poiur l'entendre.

Gela n'est pas nécessaire, dit tout haut Psyché de l'endroit où elle étoit. Elle se leva aussitôt, et courut à nos deux J>ergères, qui se jetèrent à ses genoux si confuses, qu'à peine purent-elles ouvrir la bouche pour lui demander pardon. Psyché les baisa, les prit par la main^ et les fit asseoir à côté d'elle, puis leur parla de cette pianière : Vous n'a>

' (7e8t-à-dire grondée. Ce mot s*em'ploie peu dans' ëe seùs, surtout au ^inticip0.

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