LIVRE IL
elle saura s^en acquitter. Soyez son esclave, puisque vous ne méritez pas d être mon épousé. Je vous répudie, et vous donne à elle. Votre emploi sera, si elle me croit, de garder certaine sorte doisons qu elle fait nourrir dans sa ménagerie d'Amathonte. Allez la trouver tout incontinent, portez-lui ces lettres, et passez par le royaume de votre aînée. Vous lui direz que je laime ^ et que, si elle veut m^épouser, tous ces trésors sont à elle. Je vous ai traitée comme une étourdie et comme un enfant: je la traiterai dune autre manière, et lui permettrai de me voir tant qu'il lui plaira. Qu elle vienne seulement, et s abandonne à Fhalaine du Zépbyre, comme déjà elle a fait, j'aurai soin qu elle soit enlevée dans mon palais. Oubliez entièrement notre hymen: je ne veux pas qu'il vous en reste la moindre chose, non pas même cet habit ^ne vous portez maintenant; dépouillez4e tout-à-l'heure, an voilà un autre. Il â fallu obéir. Voilà, madame, quel est mon sort.
La sœur, se croyant déjà enti^ les bras de l'Amour, chatouillée de ce témoignage de son mérite et de mille, autres pensées agréables, ne marchanda point à se résoudre en son amè à quitter mari et enfants^ Elle fit pourtant la petite bouche devant Psyché ;• et regardant sa cadette avec un visage de matrone : Ne vous avois-je pas dit aussi, lui repartit-elle, qu'une honnête femme se devoit contenter du mari que \e^ dieux lui avoieiit donné,
176 LES AMODRS DE PSYCHE, de quel<(u.6 façon qu'il fût fait, et ne pas pénétra plus avant qu il ne plaisoit à ce mari qu elle pé« iV^ràt? Si vous m eussiez crue, vous ne seriez pas vagabonde comme vous êtes. Voilà ce que c'est qUi'mi.e jeunesse iii^oasîdérée, qui veut agir à sa téte^ et qui ne croit pas conseil. Encore- êtes^voûs heureuse d'en, être quitte à si bon marcher vous méritiez que. votre mari vous fît enfermer dans upe tour. Or bien ne. raisonnons plus, sur une fm^^ arrivée. Ce que vous avez.àiaire est de vx>us montrer Iç.moia^ qu'il sera possible ; et puisqu'Ar> mour.vept que voua ne. bougiez d'avec le& oisons^ n^ Içs point quitter. Il y a mente trop de somjH tuosité à yotrebabit.Cela.nesent pas sa.€rimi*4 nel]^ assez, ;repentaate<,. Couper ces cheveux, et prenez; un^s^c ; je vous en ferai) donner un : vous laisserez ici cet accoutremenil;.
. Psyché laremercia,.! Puisque vou3 voulez, ajouta la faiseuse d^ remontrances:, suivre toujours votre fantaisie, je.vop^ abandonne^ et v<mâ laisse aller Q^ il vous plaira^ Qiiant aux pi?QpositiQns de l'Ainour,pQu$,feroias ce qu'il sera à propos^deiaireu Là-^iesstis elle se tpuriia vers âe&; gens ^ et tlaissa Pi^yçhé, qui' ne s'easqucioit pas tirop^ et qui yoyQit biçft que spn a|]^e ayoit mordu. À l'hameçon; car à peine tenoit-eUe à terre, u!en pouvant plus qu'elle ne fût seule.- pour domaeir tm lihpe cpm:s àsajoie. », 1.
ï^syehé, f[J(B ce mémiepais, s'en alla faire, à so»