TRA.GÉDIE EN CINQ ACTES
UKrilÉSENTÉE POUR 1, A PREMIÈRE FOIS A PARIS, StHC 1,1; nilKATRI! FRANÇAIS, I.E II FEVRIER l8j)2.
O thus , qiioth Digliton , lay tLe geutle habes , — Thus , thus , quotli t'orrest , girdliug one aaollier Withiu tlieir alabaster iunocent arms :
'l'Iieir lips were four red roses on a stalk , Wliicli, in their suramer beauly, kiss'd caili otlicr. A book of prayers ou llieir pillovv lay ; Wliich oni-e , quoth Korrest , almost cliang'd iiiy uaind; 15ut , O , tlie devil — there the villain stopp'd ; When Diglitou tliiis told on, — we smotliercd Tlie most replenislied sweet work of nature , TLat from tlie prime création , e'er sbe fram'd. • — ■ (Shauspeare. )
•• C'est ainsi, me disait Dighton , qu'étaient toucLés << ces aimables enfaus. » — « Ils se tenaient ainsi , disait ■< Forrest, l'un l'autre entourés de leurs bras innocent, « et blancs comme l'albâtre ; leurs lèvres semblaient " quatre roses vermeilles sur une seule lige, qui, dans « tout l'éclat de leur beauté , se baisaient l'une l'autre. •< Un livre de prières était posé sur leur chevet : cette •< vue, dit Forrest, a, pendant un moment, presque « changé mon âme. Mais, oh! le démon... » Le scélérat « s'est arrêté à ce mot , et Dighton a continué : « Nous «< avons étouffé le plus parfait , le plus charmant ouvrage •< que la nature ait jamais formé depuis la création. ->