‹ [Œuvres] (volume 2)Chapitre 134 sur 224 · ACTE I, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE II

ELISABETH

Hclas 1 ne dois-je rien à qui m'a couronnée? Je suis heureuse mère et femme infortunée ; Et cet autre Edouard qui va m'être rendu Rappelle à mes regrets celui que j'ai perdu.

LE DUC D YORK , àla plus jeune feninie delà reine qui joue avec lui.

Tu m'oses défier : et bien ! voilà mon gage !

(Il l'embrasse. )

Rends-le-moi si tu veux.

lillCr . le suivant.

Milord , soyez donc sage !

Ces fils de soie et d'or vont tomber do vos bras : Bien : les voilà mêlés.

Tu les démêleras.

LUCI ^ lui uioutrant l'écheveau qu'elle a ramassé.

Des nœuds ?

LE DUC DVORK.

En les coupant.

GLOCESTER, à la reine eu souriant.

C'est un autre Alexandre.

ELISABETH

Quand on ne le voit pas , on est sûr de l'entendre.

GLOCESTER , au duc d'York.

A la bonne heure au moins ! beau neveu , les rubis , L'or et les diamans brillent sur vos habits.

LE DUC d'yORK.

Je vous fais grâce encor du grand manteau d hei mine, Au sacre je l'aurai.

GLOC ESTER

C'est vrai : plus j'examine , Et plus je reconnais le vêtement pompeux Qui doit à Westminster parer mes cliers neveux.

LE DUC d'york.

Est-ce demain ?

GLOCESTER

Bientôt.

Non, fixez la journée.

Bientôt, c'est quand on veut, c'est un mois, une année.

GLOCESTER

Un siècle.

LE DUC d'york.

En attendant , milord , on peut mourir.

ELISABETH , vivement.

Le ciel nous en préserve!

GLOCESTER , au duc d'York.

Attendre, c'est souffrir, N'est-ce pas?

LK DUC d'york.

Eh bien , quand?

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