ACTE I, SCENE II
GLOCKSTER.
De ses vœux l'enfant presse Ce temps, dont l'âge mûr accuse la vitesse.
LE DUC d'york.
Enfin, quand donc?
GLOCESTER
Bientôt.
ELISABETH
Milord, asseyons-nous.
LE DUC d'york.
Ma mère à son travail , et moi sur vos genoux.
ÉLISA.BETH
Vous abusez , Richard !
GLOCESTER , au duc d'York, qui veut descendre.
Restez!
LE DUC d'york.
Oh î non , j'abuse.
ELISABETH
Ne faites pas le fier : on vous souffre.
GLOCESTER , à la reine.
Il m'amuse.
ELISABETH , à Glocester.
Le roi vous niarque-t-il l'heure de son retour ?
GLOCESTER
Mais nous devons ce soir l'embrasser à la Tour.
LE DUC d'yORK.
A la Tour ! et pourquoi ?
GLOCESTER
Je m'en vais vous le dire :
Si mon neveu lisait tout ce qu'il devrait lire, Instruit d'un vieil usage, il saurait que toujours Les rois avant leur sacre y passent quelque;^ jours.
LE DUC u'york.
Mais c'est une prison.
Qui n'attriste personne, Quand on en doit sortir pour ceindre une couronne.
LE DUC d'york.
Mon frère, en la quittant, va donc gouverner?
GLOCESTER
Non.
ELISABETH
Tant qu'on n'est pas majeur, on n'est roi que de nom.
LE DUC d'york.
J'en voudrais le pouvoir, si j'en avais le titre.
GLOCESTER
A treize ans, de l'Etat milord serait l'arbitre ?
LE DUC D YORK
Oui , milord.
GLOCESTER
Des enfans qui courentsur le port.