‹ [Œuvres] (volume 2)Chapitre 136 sur 224 · ACTE I, SCENE IL · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE IL

Nous ferions pour la guerre une armée à milord.

LE DUC d'york.

Il n'en est pas besoin : milord pourrait, j'espère , Compter sur les soldats commandés par son père.

GLOCESTER

Ils sont vieux pour milord.

Milord se ferait vieux.

GLOCESTER

Et comment , s'il vous plaît ?

LE DUC d'york.

En combattant comme eux.

GLOCESTER

Voilà des sentijjiens dignes d'un diadème !

LE DUC d'york.

Mais celui qui le tient le défendra lui-même.

LUCI , à parf.

Bien dit !

ELISABETH

Et de son front qui voudrait l'enlever? Lord Glocester est là pour le lui conserver.

GLOCESTER

Que vous me jugez bien ! Au péril de ma vie , Vous le prouver, ma sœur, est un sort que j'envie.

LE DUC d'york.

Votre beau cheval blanc, que souvent j'admirai,

Vous me l'avez promis; donnez : je vous croirai.

ELISABETH

Vous demandez toujours.

GLOCESTER , au duc d'York.

Il est à votre grâce ; Mais saurez-vous au moins le conduire à ma place?

LE DUC d'york.

Tout jeune que je suis, mieux qu'un autre à vingt ans.

GLOCESTER

Mauvaise herbe est précoce et croît avant le temps. Le proverbe dit vrai.

LE DUC d'york.

Voilà pourquoi, je gage, A quelqu'un que je sais l'esprit vint avant l'âge.

ELISABETH, à Glocester.

Parlons du roi , milord.

GLOCESTER au duc d'York.

A qui donc?

LE DUC d'york.

A quelqu'un.

GLOCESTER

Mais enfin?...

ELISABETH

Certain duc va se rendre importun , Et je le renverrai.

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