ACTE 1 , SCENE IV. i i
SCENt: IV.
C0MMINE,C01TIER.
COITIER, sortant d'une cabane, à Ricliarcl et à qiiei(iiies paysans.
Rentrez , prenez courage ; Des fleurs que je prescris composez son breuvage : Par vos mains exprimés, leurs sucs adoucissans Rafraîchiront sa plaie et calmeront ses sens.
COMMINE, sans voir Coitier.
Effrayé du portrait, je le vois en silence Cherciier un châtiment pour tant de ressemblance.
COITIER , lui frappant sur l'épaule.
Ah ! seigneur d'Argenton , salut !
COMMINE.
Qui m'a parlé ?
Vous ! pardon !... je ré vais.
COITIER.
Et je vous ai troublé ? .
COMMINE.
D'un règne à son déclin l'avenir est sinistre.
COITIER.
Sans doute, un roi qui meurt fait rêver un ministre.
C03IMINE.
Mais vous, maître Coitier, dont les doctes secrets Ont des maux de ce roi ralenti les progrès,
l'i LOUIS XI.
Cette heure à son lever chaque jour vous rappelle Qui peut d'un tel devoir détourner votre zèle?
Le roi ! toujours le roi ! Qu'il attende.
COMMINE.
Du moins, Autant qu'à ses sujets vous lui devez vos soins.
COITIER.
A qui souffre par lui je dois plus qu'à lui-même.
COMMINE.
Vous l'accusez toujours.
COITIER.
Vous le flattez.
C0M3IINE.
Je l'aime.
Qui vous irrite?
COITIER.
, Un crime : hier, sur ces remparts
Un pâtre que je quitte arrêta ses regards ; Des archers du Plessis l'adresse meurtrière Faillit, en se jouant, lui ravir la lumière.
COMMINE.
Qu'il se plaigne: le roi deviendra son appui.
COITIER.
Qu'd se laisc; Tristan pourrait penser à lui.