EPILOGUE
Sur ces bords que les dieux se plaisaient à fouler, Où des mêmes zéphyrs qui parfumaient leur trace Le souffle harmonieux semble encor exhaler Les sons du luth divin de Virgile et d'Horace,
Mais sur ces bords charmans caressés par les mers, Sur ces tombeaux romains que la mousse a couverts ,
Comme aux lieux où Venise expire, L'esclavage hideux s'entoure de déserts.
Au murmure éternel des eaux et du zéphire Il mêle , en gémissant, le bruit sourd de ses fers. Et son haleine impure aux parfums qu'on respire. Dans quelque doux climat qu'on se veuille exiler , On trouve donc partout des tyrans a maudire ,
Et des peuples à consoler?
Filles de l'antique élégie.
Que n'avez-vous ses plaintives douceurs , Ses élans inspirés, sa brûlante énergie!...
Mais avant que des oppresseurs Étouffent sous les lois la vérité muette. Vous leur pouvez du moins prédire leur défaite : Eh bien! ils tomberont, ces amans de la nuit.