‹ [Œuvres]Chapitre 42 sur 76 · SUR L'ANTIQUITÉ · texte numérisé non relu

SUR L'ANTIQUITÉ

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Euripide,

Aux bords du Simoïs , les Troyennes captives , Ensemble rappelaient , par des hymnes pieux , De leurs félicités les heures fugitives, Et le deuil sur le front, les larmes dans les yeux,

Adressaient de leurs voix plaintives Aux restes d'Ilion ces éternels adieux :

CHOEUR

D'un peuple d'exilés déplorable patrie, Ton empire n'est plus, et ta gloire est flétrie.

"2^2 LES ÏROYENNES.

UNE TRÛYENNE.

Des rois voisins puissant recours , Que de fois Ilion s'arma pour leur défense ! D'un peuple heureux l'innombrable concours

S'affitait dans les murs de cette ville immense:

Ses tours bravaient des ans les progrès destructeurs, Et, fondés parles dieux, ses temples magnifiques

Touchaient de leurs voûtes antiques

Au séjour de leurs fondateurs.

Cinquante fils, l'honneur de Troie,

Assis au banquet paternel , Environnaient Priam de splendeur et de joie; Heureux père , il croyait son bonheur éternel !

UNE AUTRE

Royal espoir de ta famille , Hector, tu prends le bouclier. Sur ton sein la cuirasse brille.

Le fer couvre ton front guerrier.

Aux yeux d'Hécube, qui frissonne, Dans les jeux obtiens la couronne.

Pour en couvrir ses clievcux blancs; Du ciel allumant la colère.

Déjà le crime de ton frère T'.jpprête des jeux plus saiiglaiis.

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