‹ [Œuvres]Chapitre 54 sur 76 · DITHYRAMBE SUR LA NAISSANCE · texte numérisé non relu

DITHYRAMBE SUR LA NAISSANCE

Un doux transport déjà se mêle à tes douleurs, Et sur ces traits soufTraris où la beauté respire, Le souris maternel brille au milieu des pleurs.

Telle , dans sa course légère , Dissipant un brouillard obscur, Du jour l'aimable messagère Apparaît sur son char d'azur.

A la terre qui se réveille , La déesse, de sa corbeille Prodiguant les trésors divers , Par ses pleurs et par son sourire Annonce le dieu dont l'empire Va s'étendre sur l'univers.

Reçois , royal enfant , les vœux de la patrie : Qu'un laurier paternel oïnbrage ton berceau ! Que la gloire et les arts, qui charmeront ta vie. Consacrent à jamais le règne le plus beau! Enfant chéri du ciel, attendu de la terre,

Promis à la postérité , Puisses-tu, sous les yeux de ton auguste père,

Croître pour l'immortalité !

Et vous, peuples heureux qui couvrez ces rivages; O vous dont sa naissance a comblé tous les vœux ,

Goûtez un bonheur sans nuages Qui doit s'étendre un jour à nos derniers neveux.

Rannissez la crainte importune; Par un vent favorable en sa course entraîné , Le vaisseau de l'Etat, de gloire environné,

Porte César et sa fortune.

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