DITHYRAMBE SUR LA NAISSANCE
Un doux transport déjà se mêle à tes douleurs, Et sur ces traits soufTraris où la beauté respire, Le souris maternel brille au milieu des pleurs.
Telle , dans sa course légère , Dissipant un brouillard obscur, Du jour l'aimable messagère Apparaît sur son char d'azur.
A la terre qui se réveille , La déesse, de sa corbeille Prodiguant les trésors divers , Par ses pleurs et par son sourire Annonce le dieu dont l'empire Va s'étendre sur l'univers.
Reçois , royal enfant , les vœux de la patrie : Qu'un laurier paternel oïnbrage ton berceau ! Que la gloire et les arts, qui charmeront ta vie. Consacrent à jamais le règne le plus beau! Enfant chéri du ciel, attendu de la terre,
Promis à la postérité , Puisses-tu, sous les yeux de ton auguste père,
Croître pour l'immortalité !
Et vous, peuples heureux qui couvrez ces rivages; O vous dont sa naissance a comblé tous les vœux ,
Goûtez un bonheur sans nuages Qui doit s'étendre un jour à nos derniers neveux.
Rannissez la crainte importune; Par un vent favorable en sa course entraîné , Le vaisseau de l'Etat, de gloire environné,
Porte César et sa fortune.