ACTE II, SCENE IV. ,Chj
Leursserpents, leurs flambeaux, vengeurs des parricides; Je crains Laïus, OEdipe, et Jocasle en courroux : Ils vont du sein des morts s'élever contre nous.
ADMÈTE
Quel excès de faiblesse !
ALCESTE
Ah , ciel ! si ta vengeance...
ADMÈTE
De ta propre vertu n'as-tu point l'assurance!
ALCESTE
Eh ] qu'avait fait OEdipe I
ADMÈTE
Eh bien ! si c'est mon sort , J'accepte sans murmure ou la vie ou la mort.
Barbare I
ADMÈTE
De nos dieux le pouvoir légitime Doit-il nous consulter pour nommer leur victime? Si leur bras suspendu s'apprête à la frapper. Prince ou sujet, n'importe , il ne peut échapper. Crois-tu , s'il faut du sang , que leurs bouches timides Aient pour le demander besoin des Euménides ? Va , tu n'as désormais rien à craindre pour moi.
ALCESTE
Mon cœur faible et tremblant n'est plus digne de toi. Des noirs destins d'OEdipe, ah ! voilà donc l'empire ! Il souille autour de lui jusqu'à l'air qu'il respire. Nous vivions trop heureux : c'est lui seul qui nous nuit; Il va verser sur toi le malheur qui le suit. ADMÈTE.
Va , le malheur pour nous est de fermer notre âme Au cri de la pitié qui me parle et m'enflamme. Qui l'aurait dit un jour que le roi des Thébains I. i5
Mendîrait des secours du deruier des humains ? Chère Alceste, ofirons-lui ce palais pour asyle-, Qu'il fixe auprès de toi sa vieillesse tranquille. Est-il pour nos pareils emploi plus digne d'eux Que d"^ofl"rir près du trône un port aux malheureux
FI.V DU SECOND ACTE