ACTE II, SCÈNE IV
Moi;i roi, m'en croirez-vous, ayons dans la douleur La fermeté de l'homme et celle du malheur. Dans les modestes champs laissés par mes ancêtres , Fuyons l'indigne aspect des ingrats et des traîtres. Leur asyle innocent convient aux cœurs blessés ; Leur sol pour deux vieillards sera fertile assez. Là rien n'est imposteur. La terre avec usure Par des trésors certains nous paiera sa culture. Ce bras, nerveux encore, est propre à l'entr'ouvrir ; Il combattit pour vous , il saura vous nourrir. Le toit de mes aïeux, leur antique héritage , Si vous y consentez, voilà notre partage.