‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 358 sur 489 · ACTE m, SCÈNE IV. ii · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE IV. ii

En un mot , LorëJan , fameux par sa naissan ce , Le fils du doge.

HÉDELMOXE, à part.

0 ciell [A Odalhert.) Comment vous assurer? Seigneur, que c'est pour moi qu'il a pu soupirer?

LORÉDAN

Il sort du fond du théâtre, où il s'était caché. Oui , madame, il vous aime , et sa flamme est extrême. J'en jure par le ciel , par mon cœur, par vous-même. Je réponds de ses feux , je réponds de sa foi : Ce jeune Lorédan, ce fils du doge, est moi.

OD ALBERT, €11 le regardant.

Oui, c'est lui.

HÉDELMONE, à Lorédan.

Quoi I seigneur!...

ODALBERT.

Ehbien ! si ta vaillance.

Si ton amour, surtout, répond à ta naissance , Voilà , voilà ma fille , et j'en puis disposer : Je te la donne.

LORÉDAN, avec joie.

ODieu!

HÉDELMONE , à Lorédan.

Quoi ! vous pourriez oser ?

ODALBERT.

N'écoute point ses pleurs , ses cris, ni sa colère.

En mettant la main de Lorédan dans les mains de sa Glle.

Joins ta main à la sienne, et rends grâce à son père. Sois mon fils.

LORÉDAN

Eh ! seigneur, voyez son front pâlir.

Et ses genoux trembler, et son corps s'affaiblir.

ODALBERT , à Lorédan.

D'où vient que dans sa main ta main tremble étonnée?

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