ACTE V, SCÈNE II. iSy
HÉDELMONE.
Sur son lit une lampe fatale Versait, en s'ëpuisant , sa lumière inégale.
Regardant la lampe.
Je crois la voir encor.
HERBIANCE.
C'est trop vous affliger.
HÉDELMONE.
Jusqu'à sa mort ma mère ignora son danger.
HERMANCE
C'est ainsi que le ciel voulut , dès notre enfance, Jusqu'au dernier soupir nous laisser l'espérance.
HÉDELMONE.
Mais as-tu près de moi rangé ces vêtements Qui couvrirent ma mère à ses derniers moments?
Oubliez, s'il se peut, cette mort douloureuse.
HÉdelmone , d'une voix faible et viélancoUque. « Hélas ! ma chère enfant, tu mourras malheureuse I »
HERMANCE
Madame !...
HÉDELMONE.
Oui , tout finit.
HERIVIANCE.
Le ciel , dans nos douleurs, Sur nos jours passagers sème au moins quelques fleurs ; Cette bonté du ciel n'est pas toujours trompeuse. HÉDELMONE , avec un cri de déchirement et de tei'reur. « Hélas ! ma chère enfant , tu mourras malheureuse I »
HERMANCE
Grand Dieu ! qu'ai-je entendu? Ce cri m'a fait frémir. Quel est donc cet eflfroi qui vient de vous saisir?
HÉDELMONE, civec douceur.
Penses-tu qu'Othello , dans sa triste furie ,