‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 406 sur 489 · GEMMA · texte numérisé non relu

GEMMA

Un voyageur vient de m'en informer; Mais c'est un bruit fatal qu'il a craint de semer. Il sait que nos tribus , à Feurhan attachées , Seraient de son trépas trop vivement touchées.

ODÉIDE.

Mon cher Farhan ! mon frère ! Hélas ! tes sœurs en vain Espéraient ton retour. C'est donc là ton destin! Tu péris, et si jeune I Ahl nos sables peut-être Ou les gouffres des mers t'auront vu disparaître.

PHARASMIN.

Dissimulez vos pleurs, cachez bien son trépas. Pleurez, pleurez sa perte, et ne l'annoncez pas : Abufar n'en pourrait soutenir la nouvelle. Craignons de déchirer son àaie paternelle :

i84 ABUFAR.

Il aime eocor Farhan. Des pères attendris Tout le courroux s'éteint sur la tombe d'un fils ; Et celui qui s'armait d'un front inexorable Dans l'enfant qui n'est plus ne voit plus un coupable.

Il sort avec Odéide et Gemma.

FIN DU PREMIER ACTE

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