‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 407 sur 489 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

PHARASMIiX, seul.

Farhan , tu n'es donc plus ! Le sort a pour toujours

Terminé tes tourments , tes périls, et tes jours.

J'avais lu dans ton âme. En vain tu voulus taire

De ton fatal amour le terrible mystère.

Je ne me trompais pas. Oui , je crois que son cœur

Brûlait pour Saléma d'une coupable ardeur.

Sans doute il aura fui , dans son désordre extrême ,

Pour étouffer un feu qu'il abhorrait lui-même.

Au fond de son tombeau trop heureux le mortel

Qu'un jour de plus peut-être eût rendu criminel I

Mais Saléma s'approche , et la jeune Odéide.

Le trouble est sur leur front , leur démarche est timide.

Allons, retirons-nous. Qu'elles goûtent du moins

La triste liberté de pleurer sans témoins.

}1 soit.

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