‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 64 sur 489 · ACTE I, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE V

Un secret important qui doit tous nous surprendre. Ce vieillard sans asjle, arrivé dans ces lieux , Qu'on cachait avec soin, qui fuyait tous les yeux , On sait son nom, son sort; ce n'est plus un mystère : C'est Montaigu.

JULIETTE

Qu'entends-je ?

ALBÉRTC.

Oui, iui-même.

ROMÉO

Mon père !

Ah ! je cours à l'instant embrasser ses genoux.

JULIETTE

Modérez ce transport.

ALBÉRIC

On dit que contre nous Ses amis en secret à la haine s'excitent ; Que le comte Paris , qu'ils pressent , qu'ils invitent , Craignant de leur déplaire , ou regagné par eux , Veut rompre son hymen, ou différer ses nœuds.

ROMÉO

0 joie ! ô doux espoir I nouvelle inattendue I

A ma flamme , à mes vœux, quoi I vous seriez rendue I

Madame, se peut-il...

JULIETTE

• Employons ces moments A nous bien consulter sur ces événements. Votre père aujourd'hui ne doit plus vous connaître. A ses regards pourtant veuillez ne point paraître : Il le faut , je le veux, je vous en fais la loi. Si vous m'aimez encor, ne tentez rien sans moi.

FIN DU PREMIER ACTE

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