A MON SABLIER
Humble horloge du pâle ermite, Qui , le front couvert d'un lambeau , Lorsque tout dort, veille et médite Entre un livre, un Christ, un tombeau.
Un sable qui se précipite , Et la Mort qui tient un flambeau ; Ami rigide, mais sincère, Hâte pour moi ce sable austère Qui m'interroge et que j'entends.
Que bientôt sa fuite insensible , Comme un ruisseau doux et paisible, Entraîne mes derniers instans.
Eh ! qu'ai-je à craindre de funeste?
Le monde a fui, mais Dieu me reste.
O bonheur! je suis hors du Temps.
POÉSIFS DIVERSES. o.'j-j