‹ OEuvres (volume 3)Chapitre 78 sur 97 · À M. DE BOUFFLERS · texte numérisé non relu

À M. DE BOUFFLERS

Viennent les mots heureux , les entretiens chamians, Où les heures pour nous se changeaient en niomens : Les récits ilu passé; ces faits que la niéinoire Conserve en son dépôt pour les lendit; à Ihisloirc; Ces coups brusques du sort , ces traits frappans des cours . Dont la noble fermière animait ses discours.

!Mais dé|a sur l'airain le temps frappe six heures. Nous allons donc quitter ces heureuses demeures; Cher Soldini, partons. « ÎSon, non; vous resterez. « Votre feu luit déjà, vos lits sont préparés; « Ecoutez : d\m veut soq^d tout le vallon résonne. Nous gagnons notre couche à ce bruit monotone. Les pavots sont doublés. D'un bon sommeil nmni, Nous voyant le matin : « O mon cher Soldini , « Lui dis-je , mon conseil , mon camarade ermite , « Prions qu'ici de Dieu la paix toujours habite! »

Nous déjeûnons bientôt, charmés avec raison

D'un lait crémeux et chaud, fourni par la maison.

Après avoir gémi du départ qui s'approche,

Des fruits de l'espalier senti gonfler ma poche,

Remercié sur-tout nos hôtes généreux ,

Jeté l'œil sur le temps, pèlerins vigoureux ,

Nous quittons à regret la retraite d un sage.

Né Boufflers, mais bon hounne, autrefois plus vol.igé,

Brillant, prêt au plaisir, riche en vrais imprompiu ,

Raillant sans amertume, et jamais la ^ crlii .

4o8 RÉPONSE À M. DE ROUFFLERS.

De nos légèretés hypocrite adorable ; Aujourd'hui vif encor, facile à vivre, aimable, Ami sûr, philosophe, et poète, et fermier, Mari tendre et fidèle, et lUjufflers tout entier.

NOTICE

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