‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 109 sur 253 · ACTE II, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE II

MERVILLE

Et... que vous disait-on ?

LABROSSE

La maligne soubrette , Sans trahir sa maîtresse , en courrilre discrète , Venait tout simplement, sitôt que le jour luit, S^informer si Monsieur a bien, passé la nuit. Mais on me laissait voir, d'une façon très-claire...

MERVILLE

Et ma toilette , enfin , vous plait-il de la faire ?

LABROSSE

Quand vous voudrez , Monsieur.

MERVILLE

Donnez-moi mon habit.

( II se met devant une glace pour passer son habit. )

J'ai les yeux tout battus... Ce miroir-là jaunit... Les glaces aujourd'hui sont vraiment odieuses... On ne sait plus du tout les faire avantageuses Comme autrefois...; c'était un plaisir de s'y voir!..

LABROSSE

Tous les arts parmi nous ne font plus que déchoir.

MERVILLE

Oh! non pas, s'il vous plaît... Nous avons le théâtre... La nouvelle danseuse , hein ?... j'en suis idolâtre... Et je la soutiendrai fortement , pour ma ^art.

LABROSSE

Vous avez vos raisons ?

MERVILLÈ.

Non; pur amour de l^art.

Labrosse, sais-tu bien qn'à Paris on s^ëtonne De voir qu^à la campagne ainsi je m'emprisonne ? J'y: suis depuis un mois... Madame de Sergi...

LABROSSE

Cousine de Constance ?

MERYILLE.

Oui . . .. m'attirait ici • • .

J'y Tins pour elle.. Hélas!., pour une autre j'y reste.

LABROSSE

Vous ne dites pas tout... tous m'entendez de reste... La dame avait pour vous des bontës...

MERYILLE.

T6t ou tard Cela {ftt arrivé , sans son brusque départ... Mais ne trouves-tu pas le tems frais, l'air humide?

LABROSSE

Humide P non.

Si fait. La saison est perfide.

LABROSSE

Oh ! tris-mal saine.

MERYILLE.

Au point que j'ai cru ressentir..;

LABROSSE

Quoi donc P

MERYILLE.

Ha sciatique. A ne te point mentir,

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