‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 130 sur 253 · ACTE II, SCÈNE VIIL · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VIIL

Elle aurait eu, peut-être, encor la préférence.

aoLLiisr.

Oh! pour ta mère, passe; elle , c'est comme moi.

Et même en ce moment (je suis de bonne foi) Je n^étais pas venue ici pour te le dire.

J'ai soulagé mon cœur; à présent je respire; Je puis lever les yeux sans trembler ni rougir...

ROLLIN

Chère enfant!... Comme un père ici je dois agir;

Je ne puis pas d'abord souffrir qu'encore une heure

Sous un faux nom chez moi ce jeune homme demeure,.

Il est inexcusable , et tu dois le sentir.

Avec lui maintenant comment vais-je en sortir ?

Il mériterai t«-bien une leçon sévère;

Et je ne retiendrais qu'à peine ma colère ,

Si j'allais avec lui m'expliquer clairement.

Ah ! pour moi ton chagrin est un nouveau tourment.

aOLLIN.

Je vais prendre un parti plus doux , plus raisonnable. Ke point faire d'éclat me semble convenable.

C'est ta mère à cela que je veux employer.

Oui , près d'elle à Paris je m'en vais envoyer Notre faux architecte; on peut trouver sans peine' Un prétexte plausible à sa course soudaine ; Je préviendrai ta mère avec nn mot d'écrit ;

2i8 LE VIEUX FAT.

Elle a bien plus que moi de calme dans Fesprit; Usant encor d'égards pour cette jeune tète , Elle reconduira d'une manière honnête.

CONSTA19CE.

Hâas! c'en, est donc £ait!... Ah ! que je vais souffrir! Mais je t'obéirai , quand j'en devrais mourir.

nOLLIN.

Constance , embrasse-moi. J'aime ta confiance.

Tu peux t'en rapporter à mon expérience.

Va ; qui fait son devoir , s'assure nn sort heureux.

(Il sort.)

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