‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 137 sur 253 · ACTE III, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VII

N^est-ce pas quUl s'agit de Charle mon neyeu?...* Tu parais lui vouloir du bien ?

BOLLIN.

J'en fais l'aveu.

Je l'estime, je l'aime , et je vais te surprendre Peut-être ; mais je songe à le choisir pour gendre. Qu'en dis-tu ?

MERVILLE

Mon avis n'est pas du tout le tien :

Qui te fait préférer Charle ? Quant à son bien , Tu sais qu'il n'en a point ; son esprit est solide , Mais il n'est pas brillant.

ROLLIN

C'est ce qui me décide.

Charle a des qualités dont je fais très-grand cas. Moi , je prise fort peu l'éclat et le fracas : Le réel , le solide est ce que j'apprécie , Et je regarde au drap plus qu'à la broderie.

MERVILLE

Mais , vraiment, c'est ainsi que j'ai toujours pensé.

ROLLIN

Il n'y. parait pas trop.

MERVILLE

Je suis sage et sensé.

Je veux te le prouver ; il faut t'ouvrir mon ame ; Et c'est notre amitié, mon cher, que je réclame.

ROtLIK.

Parle.

a34 LE VIEUX FAT.

MERYILLE.

Le cëlibat cammeace à m'eannyer.

ROLLIK.

Il commence ?. . . déjà ?. . .

MERVIIiLE.

Je veux iQe marier.

ROLLIN

Te marier? Toi?...

MERYILLE.

Moi.

ROLLIN

C'est un peu tard t'y prendre.

STERVILLE.

Et î'aspire à l'honneur de devenir ton gendre.

R0LLI5.

Toi ! mon gendre î

MERYILLE.

Oui, vraiment. C'est Constance, en unmot. . ;

Ecoute , mon ami. Quinze ou vingt ans plus tôt , Si tu m'étais venu demander mon atnée , Je ne crois pas qu'alors je te l'eusse donnée. Non, je n'aurais eu garde ; ainsi , jugé à présent Que je n'en ai plus qu'une , et qu'elle est une enfant...

MERYILLE.

Une enfant !... soit ; elle est d'âge qu'on la marie.

Page 1