‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 139 sur 253 · C019STA»C · texte numérisé non relu

C019STA»C

Et j'en ai grand besoin.

MERVILLR.

Parlez sans différer ; Je vous suis dévoue ; soyez-en assurée :

Déjà d'un importun je vous ai délivrée ; Le petit architecte ici vous déplaisait ; Vous ne le verrez plus.

SOPHIE

^ Conunent ?. . . qu'ayez-vons fait ?

MERVILLE

Je l'ai congédié.

COIÏSTAI^CE.

Vous?

HÉnVILLE.

Moî. Daignez m'en croire; Je ne remporte pas une grande victoire.

Entre nous , le jeune homme est tant soit peu poltron ; Il m'a cédé la place.

SOPHIE., Il part.

Ah ! le vieux fanfaron ! - ()omme il ment !

( Haut. )

Cet exploit était peu nécessaire.

MERVILLE

Et je sais maintenant ce qui me reste à faire. Avec mon neveu Charle on songe à vous unir...

Hélas ! oui.

MERVILLE

Mon neveu ne peut vous convenir :

Moi , j'en ai déjà .dit deux mots à votre père . Si vous refusez Charle , avouez-le , ma chère , Vous avez un motif qu'aisément j'entrevoi.

COTîSTANCE.

Mon motif 9 c'es^ que Charle est trop âgé pour moi.

MERVILLE

Sans doute. Le travail l'a vieilli de bonne heure ; Lui qui sur un bureau toujours courbé demeure , Il ne peut plus avoir cette légèreté Que donne la jeunesse , et sur-tout la gaité.

SOPHIE

C'est cela justement. Vous ayez l'avantage

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