‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 175 sur 253 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

M. DE GOUVIGNAC, M" BELVAL.

M. DE GOUVIGNAC.

Il me tardait beaucoup qu'il fût hors de ce lieu ; J'ai bien à vous parler; je souffrais le martyre; Devant tant de témoins je n'ai pu vous rien dire.

3o4 LA COMEDIENNE.

Il faut que je m'explique , et vous ouvre mon cœur. Oui, de vous retrouver puisque j'ai le bonheur, Je ne veux plus vous perdre; enfin, aimable amie. Ce jour va décider du destin de ma vie ; Et c'est vous qui pourrez d'un seul mot le fixer.

M™« BELVAL

Quelle vivacité!... Je ne sais que penser...

( A part. )

Bon, je le vois venir.

,M. DE GOUVIGNAC.

Que de fois , à Grenoble , J'admirai vos vertus , votre conduite noble L Quoique^feu votre époux, ce brave de Courmon, Ne vous eût rien laissé qu'un honorable nom , Vous aviez les respects , l'universel hommage...

M™* BELVAL

Vous êtes indulgent , et tenez un langage D'ancien ami...

M. J}E GOUVIGNAC.

Pardon , si je vous contredis.

A votre âge , on n'a pas encor d'anciens amis. Vous êtes jeune et belle.

M™* BELVAL

Ah ! point de flatterie.

M. DE GOUVIGNAC.

Je ne vous flatte point. Laissez-moi , je vous prie , Poursuivre mon discours. Je vous retrouve ici Dans un état d'aisance ; au moins j'en juge ainsi

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