ACTE II, SCÈNE III. 3o
Par ce train de maison et par votre dépense...
M™« BELYAL.
En effet, sans avoir ce qu'on nomme opulence,
Je ne suis. point à plaindre , et je ne me plains point.
M. DE GOUYIGIïAC.
J'en puis , de mon côté , dire autant sur ce point. Je suis fort à mon aise , et ma fortune est claire ; Quarante mille francs de rente en fonds de terre : On vient me voir ; chez moi je tiens comme une cour. Savez-vous ce qui manque en ce noble séjour ? Une dame du lieu charmante , respectable , Qui fasse les honneurs du château, de la table.
Vous les faites , sans doute.
M. DE GOUVIGNAC.
Ah! c'est bien différent!
Quel attrait autour d'elle une femme répand ! Par sa seule présence elle anime , elle égaie ! Elle enchante un désert !
M">« BELVAL
La Remarque est bien vraie.
Mais comment se fait-il , pensant de la façon , Qu'un homme tel que vous soit demeuré garçon ?
Oh ! de me marier j'ai souvent eu l'envie; Souvent je m'ennuyais de mon genre de vie :
Mais j'étais retenu par la réflexion.